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Compte-rendu des constitutions des jésuites

A Paris, chez P. G. Simon, de 1762 à 1664, (1 bl), (1), 138 pp., (2), VIII pp., 542 pp., (1), 108 pp., 7 pp., 3 pp., 113 pp., 133 pp., 31 pp., 27 pp., 4 pp., 8 pp., 7 pp., 39 pp., 52 pp., (1 bl) Mélange, composé de 12 pièces en pagination... In-4, en plein veau, dos à 6 nerfs orné de fleurons, pièce de titre de maroquin rouge. Reliure anciennement restaurée.

Rare réunion de textes, arrêts, mémoires, lettres, procès-verbaux, compte-rendu, réquisitoires à l’encontre de la Compagnie de Jésus émanant des travaux du Parlement de Paris. De 1761 à 1763, le Parlement se livre à une attaque en règle contre la Compagnie de Jésus, qui aboutira à la destruction de l’ordre et à l’expulsion des jésuites de France. Une exceptionnelle réunion de textes, format in-quarto, dans une reliure du temps.

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De l’Imitation de Jésus-Christ. Traduction nouvelle ornée de figures en taille-douce.

A Paris, Chez Etienne François Savoye, 1741 In-8 en plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs orné dans les caissons de trois fleurs de lys lambel et couronnées, plats aux grandes armes de Louis-Philippe Ier, Duc d’Orléans (Olivier, 2572, pl. 1), tranches dorées.4 gravures sur cuivre hors texte par Humblot.Quelques traces de frottements sur les plats.

Histoire Générale de la naissance et des progrès de la compagnie de Jésus, et l'analyse de ses constitutions & Privilèges.Nouvelle Edition corrigée, & augmentée sur les mémoires de l'Auteur,

A Amsterdam, aux dépens de la compagnie, 1761, Tome 1 "Qui contient l'Histoire de la société de Jésus, depuis son origine jusqu'au commencement du dix-septième siècle :VIII, 374p, 1 feuillet (Table) SUIVI DE Tome 2 : "Qui contient la fuite de... In-12, 4 volumes en 2, en pleine basane, dos à 5 nerfs orné de fleurons, traces de griffures sur les plats, pièce de titre en maroquin rouge, pièce de tomaison en maroquin noir, tranches marbrées -

Entreprise par Christophe Coudrette (1701-1774) et Louis Adrien Lepaige (1712-1802), cette violente attaque contre la compagnie de Jésus, par son caractère excessif et systématique, n'eut pas l'audience escomptée. Cet ouvrage est augmenté d'un 4è volume contenant une importante table analytique nécessaire à la maniabilité de l'ouvrage.

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L'alcoran de Mahomet, raduit de l'arabe par André du Ryer, Sieur de la garde Malezair, nouvelle édition revue et corigée.

A Amsterdam chez Pierre Mortier, 1746, Tome I: faux titre, titre, 6ff, tables, 379pp ; Tome II : faux titre, titre, 379 pp Deux tomes In-8, plein veau marbré de l'époque, dos à cinq nerfs orné de fleurons et encadrements d'or, pièces de titres et de tomaisons en maroquin, tranches rouges. Bel exemplaire malgré quelques manques sur les coiffes du tome I. Initialement censurée par le Conseil de conscience, présidé par saint Vincent de Paul, elle fut publiée clandestinement durant l'année 1647. Du Ryer (1580-1660?) était agent diplomatique à Constantinople et consul de France à Alexandrie en Égypte. Louis XIII le charge d'une mission en Perse, pour reprendre les négociations avec le roi, afin d'obtenir l'accord de celui-ci concernant des échanges commerciaux entre la France et la Perse.Bel exemplaire de cette première édition complète, revue et corrigée du Coran.

La vie du Père Baltasar Alvarès, de la Compagnie de Jésus. Où se trouvent quelques beaux enseignements très utiles à la vie spirituelle

A Paris, Jean Germont, 1628, 1 (bl), (6), 619 p. Pleine basane, dos à 5 nerfs orné de fleurons, tranches mouchetés, reliure d'époque.

Très rare relation de ce mystique et réformateur espagnol qui fut l'un des maîtres à penser de sainte Thérèse d'Avila. Le chapitre XI du récit relate les relations que celui-ci entretient avec la célèbre visionnaire. Ex-libris manuscrit à la plume ""Marie des Anges"". S'agit-il de la Marie des Anges du couvent de Louviers.

Le Coran, traduit de l'Arabe, accompagné de notes, et précédé d'un abrégé de la vie de Mahomet, tiré des Ecrivains Orientaux les plus estimés. Par M.Savary.

A La Mecque, l'an de l'Hégire 1165, 1787., Tome 1: XVIp (titre et préface), 230p "Abrégé de la vie de Mahomet", 269p. Tome 2 : 4p ( titre et table), 464p. HRL. 2 volumes in-8, en plein veau tacheté, reliure d'époque, dos plat orné de fleurons, pièce de titre en maroquin rouge, pièce de tomaison en maroquin vert, dentelle en encadrement des plats, quelques mouillures, filet d'or sur les coupes.

Édition originale en 2 volumes de la traduction du Coran par Claude Savary. La plus importante et la plus fidèle qui n'ait jamais été permis de consulter en occident. Claude Savary s'appliquant à rendre dans un style alerte et intéressant les préceptes de Mahomet, permet pour la première fois aux occidentaux de se pénétrer des principes de la religion mahométane. Bel exemplaire en reliure d'époque.

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Les Conspirations d'Angleterre, ou l'Histoire des Troubles Suscités dans ce royaume, depuis l'an 1600. jusques a l'an 1679, inclusivement

A Cologne, chez Jean Le Blanc, 1680., (3bl), 3 feuillets, 544p, (2bl) In-12, en plein vélin d'époque, dos plat, titre écrit à la plume.

L'ouvrage est distribué en six chapitres :- Conspiration du Comte de Gauric,- Conspiration contre le Roy Jacques,- Conspiration de quelques traitres parlementaires,- Conspiration contre le Roy Charles II,- La dernière conspiration d'Angleterre contre le Roy Charles II, - Récit Véritable de cette dernière Conspiration par Tite Oates.

L’office de la semaine sainte, A l’Usage de la Maison du Roi.

A Paris, rue S. Jaques. 1750 Ex-libris Joseph-Marie Terray, conseillé au parlement. In 12 exemplaire en plein maroquin rouge orné d’une dentelle au petit fer dans l’esprit de « Derôme », dos à cinq nerfs orné de fleurons et petits fers, tranches dorées, gardes de papier bleu. Précieux exemplaire de Joseph-Marie Terray, conseillé au parlement et surintendant des finances dont la politique budgétaire parvint à rétablir une semblant d’équilibre au prix de réformes impopulaires.

Ordonnances synodales du diocèse de Vannes.

Vannes 1695, Jacques de Heuqueville., (page de titre), (15ff), 359 p, 12 pp, 9pp In-12 en plein veau brun, dos à cinq nerfs, pièce de titre. Reluire d’époque d’une belle patine.

Né en 1656, Jacques de Heuqueville arrive à Vannes en 1679, y ouvre une librairie et 1683. En 1693, il y adjoint une officine d’imprimerie. Il devient Imprimeur de l’Evêque du Clergé et du Collège de Vannes, mais ne parvient pas à maintenir son établissement et l’abandonne pour s’établir libraire à Nantes, sa ville d’origine. La Communauté des libraires et des imprimeurs de Nantes fit opposition à sa réception et saisit la plus grande partie de son fond de librairie sous prétexte qu’on y trouvait des livres pernicieux et défendus. Le Conseil lui accorda cependant la main levée sur cette saisie. Il est probable que sa carrière se termina à la suite de ces événements. ______ IMPRESSIONS BRETONNES _________L’histoire de l’impression en Bretagne se confond souvent avec celle de l’évangélisation de la province au XVIIe siècle. « Les missions » Jésuites sont alors chargées de combattre le paganisme caché et les superstitions ancestrales de la Bretagne, afin de remettre la population dans le droit chemin. Les pères Cupifs, Le Noblez et surtout Maunoir utilisent alors le gout des bretons pour le merveilleux, les chants et cantiques, et les processions. Les vies des saints se teintent d’un merveilleux hérité des traditions orales ou des cycles Arthuréins. Les cantiques en breton et en français reprennent d’anciennes mélodies traditionnelles et les pardons s’émaillent de miracles aussi nombreux que spectaculaires. Un, deux, ou parfois trois libraires seulement, exercent leur art dans les métropoles bretonnes, les tirages forcément restreints n’excèdent que rarement les 500 exemplaires. Chacune de ces éditions sont d’une grande rareté. Saint Malo ne connaît ses premières presses qu’en 1602, Brest en 1681, et Lorient en 1728…

Recueil de pièces anticléricales ou vivement polémiques, publié sous la Révolution, contenant entre autre le catéchisme du curé Meslier.

1790, 1791, demi veau marbré, reliure d'époque

L'abbé Meslier, n'avait pas la foi, mais avait des convictions.Toute sa vie il les coucha par écrit, en secret, dans deux gros manuscrit, afin de démontrer le bien fondé de son athéisme . Durant de nombreuses années , il continua ainsi d'officier le jour et d'écrire la nuit .Meslier garda toute sa vie cette bibliothèque à l'arrière du presbytère, ses écrits ne furent découvert qu'à sa mort en 1729 . Voltaire le premier en fit connaitre l'existence, de façon clandestine mais ce n'est qu'en 1790 que Sylvain Maréchal publia le catéchisme du Curé Meslier que voici.*Histoire naturelle des moines, écrite d’après la méthode de M. de Buffon, A Paris, quai des Augustins, 1790. Frontispice, XVI, 34 p. *Suivi de : De la conduite des curés dans les circonstances présentes, ou bien lettres d’un curé de campagne à son confrère, député à l’Assemblée Nationale, sur la conduite à tenir par les pasteurs des âmes, dans les affaires du jour, A Paris, de l’imprimerie Crapart, 1790. 16 p. *Suivi de : Développement du serment exigé des prêtres en fonction par l’Assemblée Nationale, extrait du journal ecclésiastique, numéro de décembre, Sl, sd. 15 p. *Suivi de : Lettre de M. de la Marche, ancien évêque de Léon à M. Laligne, vicaire de Saint Louis de Brest (…), A Brest, Malassis, 1791, 16 p. *Suivi de : Réponse de M. Doucet, curé de S. Pierre les Olivettes en Languedoc à M. l’évêque de Béziers (…), Sl, sd.19 p. *Suivi de : Le mariage des prêtres, ou le célibat détruit par un citoyen de B., Sl, 1790. 19 p. *Suivi de : Le mariage des prêtres réfutés ou le célibat vengé par M. Lesueur et P. Deburres, A Dieppe, Dubuc, 1790. 16 p. *Suivi de : Manifeste et protestation de cinquante mille français fidèles, armés dans le Vivarais pour la cause de la religion et de la monarchie, contre les usurpations de l’Assemblée soit disant Nationale, Au camp de Jales, octobre 1790. 30 p. *Suivi de : Catéchisme du curé Meslier, mis au jour par l’almanach des honnêtes gens (Sylvain Maréchal). L’An Premier du Règne de la Raison et de la Liberté ; de l’Ere vulgaire, Sl, 1790. Frontispice gravé, 55 p. *Suivi de : Réflexions d’un ami de la liberté ou principes de M. l’abbé de Mably, Sl, juin 1790. 8 p. *Suivi de : Réflexions très impartiales d’un citoyen sur la diminution des paroisses de Rouen et autres villes et campagnes du royaume, Sl, sd. 8 p. *Suivi de : Prône d’un bon curé sur le serment civique exigé des évêques et des curés, des prêtres en fonctions, A Paris chez Crapart, sd. 15 p. *Suivi de : Serment prononcé par M. l’abbé Mauger, curé maire d’Isneauville près Rouen, le dimanche 23 janvier 1791, Rouen, sd. 8 p. *Suivi de : Adresse à tous les citoyens du département de la Seine Inférieure sur le serment que doivent prêter les ecclésiastiques fonctionnaires publiques, Sl, sd. 23 p. *Suivi de : De par la mère Duchesne, anathèmes très énergiques contre les jureurs (…), Sl, sd. 23 p. *Suivi de : Discours d’un ecclésiastique fonctionnaire publique du district de Reims, Rouen, 1791. 8 p. *Suivi de : Lettres curieuses et patriotiques, Sl, sd. 8 p. *Suivi de : Discours prononcé par M. Noyon (…) lors de la prestation de son serment civique. Le 23 janvier 1791, Sl, sd. 6 p. *Suivi de : Exhortation des ecclésiastiques sur les circonstances actuelles, Paris, Granger, 1791. 16 p. *Suivi de : Ordonnance de M. l’évêque de Soissons, Crapart, 1791. 16 p. *Suivi de : Instruction pastorale de M. le ci-devant archevêque de Rouen, mis en pot pourri, pour en faciliter l’intelligence, Sl, sd. 7 p. *Suivi de : Instruction pastorale de M. le cardinal de la Rochefoucauld, archevêque de Rouen, au clergé séculier et régulier et aux fidèles de son diocèse, Paris, Crapart, 1791. 24 p. *Suivi de : Ordonnance de M. le cardinal de la Rochefoucauld, archevêque de Rouen (…), Paris, Crapart, 1791. 11 p. *Suivi de : Le livre de sang, ou calcul abrégé des assassinats commis ou occasionnés par les prêtres avec d’horribles massacres d’un grand nombre de Patriotes du Comtat par l’évêque de Vaison, Paris, sd. 8 p. *Suivi de : Le clergé chassé du collège, ou l’éducation confiée aux magistrats, Sl, sd. 8 p. *Suivi de : Consultation pour les religieuses, Paris, Guerbart, 1791. 8 p. *Suivi de : Le retour de l’abbé Maury aux enfers, ou le massacre de Carpentras en Avignon, Sl, sd. 8 p.

Tableau-crucifix avec Christ en ivoire et cadre en bois sculpté et doré rocaille

XVIIIe siècle, Les dimensions du tableau sont de 65,7 x 37 cm, le christ mesure 24 cm de hauteur. Bon état de conservation malgré quelques légères usures dans la dorure du cadre.

Tableau crucifix avec un Christ en ivoire très finement sculpté, notamment dans les drapés, les cheveux, et l'expression du visage. La particularité de ce tableau est que le cadre doré se confond avec le crucifix, en effet le serpent doré du cadre entre dans le tableau pour entourer la croix du christ.

Tableau de la Croix, représenté dans les cérémonies de la sainte Messe

Paris, Mazot, 1653, In-8, en reliure anglaise ancienne maroquin vieux rouge, sur les plats 4 encadrements composés de trois filets dorés avec des fleurons aux angles, dos à 5 nerfs orné de motifs dorés, tranches dorées

Ouvrage entièrement illustré et gravé (37 + 12 feuillets, incomplet des quatre premiers de titres et de dédicace). Jeanne Duportal y voit "l'une des trois publications importantes dont les gravures sont, à des points de vue divers, révélatrices des tendances caractéristiques de l'illustration religieuse en France à cette date" et présentant "trop de particularités intéressantes pour ne pas être étudiée". trente-cinq gravures en verso offrant des images d'officiants ont été attribuées à Jean Colin ou Collin. Celles qui leur font vis-à-vis et jusqu'à la fin présentent des psaumes et des oraisons avec de larges scènes en encadrement. Mouillure marginale à une douzaine de feuillets; quelques autres réparés ou renmargés. Intéressante reliure décorée ancienne.

Abbé de Cordemoy

Traité contre les sociniens, ou la conduite qu’a tenue l’église dans les trois premiers siecles, en parlant de la trinité. & de l’incarnation du verbe. Par Monsieur l’abbé de Cordemoy

A paris chez Nicolas de Clerc, 1697 1697, In-12 pleine veau brun moucheté dos à cinq nerfs orné de fleurons, pièce de titre, quelque usures, mors supérieur légèrement fendu, coins, mais malgré tout bon état. Orné de lettrines est bandeaux in texte. Tampon humide du séminaire de N. D . du Puy, épitre dédicatoire à Jacques-Bénigne Bossuet

L’ouvrage débute par l’origine des « sociniens » et de ce que l’auteur considère comme la plus dangereuse des hérésies ayant jamais existé. Le premier d’entre eux Michel Servet fait l’objet d’une biographie passant sous silence sa découverte de la circulation sanguine et insistant sur le fait que son statut d’hérétique lui valut d’être brulé vif. Le socinianisme avait comme trait principal la négation de la sainte trinité ainsi que la tolérance et la charité en s’opposant à la persécution religieuse. Traité aussi rare que curieux

BEUVELLET (Matthieu)

[Exorcisme] Meditations sur les principales Veritez chétiennes et Ecclesis-astiques... composées pour l'usage de Seminaire établi par Monseigneur l'Archevêque de Paris, en l'Eglise Paroissiale de S.Nicolas de Chardonnet.

Lyon, Jean Goy, 1690., (24), 358, (10) ; (16), 367, (13) ; (8), 228, (8) pages Trois tomes en un volume in-4 relié en pleine basane de l'époque, dos à cinq nerfs orné.

Intéressant ouvrage et rare édition dans laquelle on trouve tout un chapitre sur l'exorcisme et de "la manière d'exorciser les Possedez." Une méditation "concerne le dommage qu'apporte la Curiosité dans Sciences" et "les moyens de remédier à ce mal" ... "Si le possedé blaspheme & dit des vileniez " ; "S'il est élevé en l'air" ; "S'il parle des langues inconnues" (...)

(D'ALEMBERT)

Sur la destruction des Jésuites en France, Par un Auteur désintéressé. (br)

S.L, 1765 (Edité Au bois Valon, chez les Freses Unis), 235 pp ; In-12 en plein veau fauve, dos plat orné, pièces de titres en maroquin rouge et miel, tranches jaspées. Usure du mors supérieur, quelques petites mouillures. Belle reliure d’époque.

édition originale de cet ouvrage, dont l’impartialité valut au célèbre encyclopédiste la haine des deux partis qui partageaient l’Eglise de France. Ce pamphlet de Jean le Ron d’Alembert a eu en son temps un retentissement considérable. Livre rare. Suivit d’une rare impression Rennaise due aux presses de Nicolas Paul Vatar, le plus important imprimeur rennais de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

GERSON (Jean) (1363-1429) - NESSON (Pierre de) (1383-1442) - Maître de Guillaume LAMBERT

¬¬ Manuscrit enluminé en français Traité de Jean Gerson "Ad Deum vaddit " et de Guillaume de Nesson " Paraphrases du livre de Job en neuf leçons" et divers traités. Illustré de six peintures proches du Maître de Guillaume Lambert

XVe Le Manuscrit et ses illustrations :Manuscrit sur vélin du dernier tiers du XVème siècle de 220 feuillets en cursive gothique homogène à 25 lignes par page. Les grandes majuscules rouges vertes et bleues sont élégamment travaillées, parfois sur la totalité de la marge en hastes et hampes ouvragées, prolongées en figures anthropomorphes d’un talentueux trait de plume. À ces visages bleus et rouges qui rythment l’intégralité du texte viennent s’ajouter un bel oiseau stylisé (en marge du feuillet 44) et quelques compositions abstraites d’une grande élégance. Toutes les petites miniatures sont traitées aux gouaches rouges, bleues et vertes, les bouts de lignes des textes rimés sont agrémentés de compositions vrillées rouges vertes et bleues et de petites barres hérissées de fins traits de plume verts rouges et bleus. L’intégralité du manuscrit est réglée large de marge et sans défaut sur un beau vélin fin. Les caractéristiques, le style et la graphie désignent un atelier de grande qualité d’origine possiblement auvergnate. Le texte est en français avec quelques citations latines. Le manuscrit est illustré de 6 peinturesFolio 1 : La montée au calvaire, Simon de Cyrène aide Jésus a porter sa croix. Il est entouré de trois personnages en armure et porte une tunique brune rehaussée d’or. Sur la partie gauche est représentée Marie et Saint-Jean qui suivent les cortèges. La partie droite, représente un important rassemblement de soldats en armures, casqués et armés de hallebardes. En fond, une représentation stylisée du Mont du Golgotha sous un ciel bleu azur. L’image ouvre le sermon Ad Deum vadit : « Adi eu feu sa mort amère ». En bas de page figure des armoirie 1-6 échiquetée d’or, 2 d’argent au chevron d’azur accompagné de trois quintefeuilles de gueule, posées 2 et 1. Folio 82 verso: Job sur son fumier converse avec un mendiant estropié, la scène se déroule en plaine dans un paysage dépouillé, ou ne se trouve que trois arbrisseaux, le ciel occupant les deux tiers de l’image. En première intention, le peintre avait tenté la descente d’un ange dont témoigne en marge une prolongation à l’or fin. Cette intéressante composition, d’une grande finesse d’exécution et d’une forte expressivité, est servie par un usage abondant d’or liquide sur le fumier de Job et les vêtements du mendiant. Folio 120 : Une mystérieuse composition pour illustrer le texte de Gerson « Le secret parlement de l’homme contemplatif à son âme » et de l’âme à l’homme. L’âme représentée sous forme d’un être asexué nu, est guidé par l’ange gardien face à l’Homme assis dans une cathèdre entourée de deux colonnes. Le chemin parcouru par l’âme et son guide se poursuit en arrière-plan sur une plaine désolée et ensoleillée chargée de deux arbres. Folio 146: Pour illustrer Le traité des tentations, par « Maistre Jehan Jarcon », un homme nu est tiraillé entre un ange et un démon, dans une scène d’extérieur où figurent en lointain, des montagnes. Folio 166 (verso) : Une belle représentation de Dieu le père dans le buisson ardent, tendant les Tables de la Loi à Moïse, avec en fond d’image, une cité et un fleuve avec un bateau. Des flammes sont discrètement disposées sur le buisson vers profond. Folio 199 : Pour illustrer le livre du Miroir de l’âme de Jean Gerson, en froc de moine et col d’hermine, est représenté sur une chaire, il prêche en plein air. Une foule constituée d’hommes et de femmes assis au pied d’un rocher apparaît. Du ciel bleu, émerge du haut de l’image Dieu le père entouré de rais d’or. Le texte :Ce manuscrit est constitué de divers traité en français dont voici le détail. - Ad Deum vaddit. (1)- Le premier texte (5)- Première considération (8)- Seconde considération (8 verso)- Troisième considération 9- Quatrième considération (9)- Cinquième considération (9 verso)- 2ème partie exp- tierce partie (14)- quarte partie (19)- oraison (25)- 5ème partie du texte, etiam nota (27)- 6ème partie (28)- 7ème partie (33)- 8ème partie (38)- 9ème partie (45)- 12ème partie (50)- explicit hic sermon de Marie (53) (Ecriture marginale, postérieure à juillet 1660 il reçoit son brevet de docteur en médecine)- 17ème partie- 18ème texte (73)- 20ème texte (passe du 18ème au 20 sans manque ni rupture dans le texte)- 21ème texte- 22 et 24ème texte (78)- Explicit la passion prêche du vendredi Saint (81 recto verso).- Lectio prima moruorum cum sunt diz mei- Paraphrase du livre de Job en vieux français Pierre de Nesson, paraphrase des IX leçon (81-82-84)- Le secret Parlement de l’homme avec son âme (119 recto verso)- Traité des tentations (145)- Péché mortel péché véniel les proufis de Stamon (166)- Traité des excommunications- Traité de la Confession (192)- Le miroir de l’âme 18 chapitre résumés en 3 ou 4 parties (198 verso)- Les commandements de Dieu quelles choses notre Dieu commandent cent commandements suivis des commentaires (201)

Commentaire :Texte : Jean Gerson, né à Gerson en 1383 et mort à Lyon en 1429, fut l’un des prédicateurs et théologiens moralistes les plus populaires du XVème siècle. Ces enseignements avaient atteint une telle popularité qu’il bénéficiait d’un véritable culte dans la ville de Lyon. Il s’éleva notamment contre les pratiques excessives de l’astrologie et de la magie, et s’insurgea contre les débordements provoqués par la fête des fous et les fanatismes excessifs tels ceux des flagellants. Pendant le règne de Charles VI – atteint de folie – il défendit les privilèges de l’Université et résista aux violences des cabochiens. Son influence dans les affaires du temps fut considérable. C’est lui qui prononça en présence de la cour, l’éloge funèbre du duc d’Orléans, assassiné sur commande du duc de Bourgogne. Il intervint de façon énergique dans les questions du schisme d’Occident. Son autorité était telle qu’on lui attribua longtemps la paternité de l’imitation de Jésus Christ. Ses écrits furent imprimés pour la première fois à Cologne en 1483. Les manuscrits de Jean Gerson détenus dans le domaine privé sont d’une grande rareté. Pierre de Nesson, surnommé par Champion, dans son histoire poétique du XVème siècle, le poète de la mort est né à Aigueperse (1383-1442). Il précède son successeur immédiat, François Villon, dans son goût du macabre. Les Vigiles des Morts, ou Paraphrase des IX leçons de Job contiennent la quintessence de son art fort bien résumé par MR Bossuat qui écrit : « ces Vigiles sont le tableau le plus sombre et le plus saisissants sur les fins dernières de l’homme (Elles), expriment tout le pessimisme d’une époque affreuse où le poète, détaché d’une vie sans espoir, s’en va chercher dans les cimetières, devant les charniers où la danse macabre déroule la plus triste sarabande, une funeste inspiration. ». Peinture : Ce manuscrit est à rapprocher du manuscrit détenu par le Paul Getty Museum, Gerson(Malibu manuscrit MS25). Illustré par le maitre de Guillaume Lambert et son atelier. A partir des années 1480, l’enluminure lyonnaise est dominée par un groupe d’artistes dont l’œuvre de référence est un livre d’heures transcrit à Lyon en 1494 par le copiste Guillaume Lambert. Une des caractéristiques de cet atelier, est d’avoir conçu plusieurs manuscrits de Jean Gerson dont « La passion de notre seigneur » du Paul Getty Museum, (Malibu manuscrit MS25) . La clientèle de cet atelier s’étendait comme on le voit ici à la région de Moulins. Le style caractéristique de l’Atelier se reconnaît notamment dans les belles initiales sur fond pourpre orné d’un treillis de feuillages à l’or chargés d’une lettre bleue niellée d’or. Par ailleurs notre manuscrit agrémenté de belles compositions marginales à la plume d’une grande originalité et d’une utilisation abondante de gouache de couleurs en ornementation de toutes les petites initiales (bleue, vert, rouge jaune) qui confèrent à l’ensemble une gaité chatoyante. Provenance : Ce manuscrit inconnu et inédit a été conservé dans une bibliothèque familiale de la région de Moulins depuis plusieurs siècles. Il a appartenu à une famille dont les armes apparaissent en bas du premier feuillet, dont la lecture est incertaine et sujette à interprétations mais probablement d’origine bourbonnaise. Ce manuscrit porte les armes mi parti aux armes de Beaufort en Auvergne, d’argent à la bande d’azur accompagné de six roses de gueules qui sont les armes de Catherine de Beaufort, dame de Charlus épouse de Louis Comte de Ventatour. Le manuscrit est ensuite passé dans la famille de Baugy établie à Moulins. Cette famille ayant des attaches à Anay-le-Château dans le bourbonnais, est ici représentée sous forme d’un livre de raison aux XVIIe et XVIIIe siècle courant sur plusieurs feuillets de textes, ainsi que ceux laissés libres en fin de manuscrit. On y voit l’alliance des enfants d’Antoine Baugy, dont Marie-Ursule Baugy, épouse de Pierre Huthier, docteur en médecine, qui apposa de nombreuses fois sa signature à l’intérieur même du manuscrit. On y lit la succession de maternités de Marie-Ursule Baugy, ainsi que les noms de sa sœur, Gilberte Baugy, épouse d’Antoine Bourdin, procureur du roi à Moulins, qui figure également dans la liste comme marraine et pour cause de décès, ainsi que le père Antoine Baugy (référence : Henry de Lagérenne Ainay-le-Château en bourbonnais, Histoire de la ville et de la châtellenie des origines à nos jours, volume 2, Paris Moulins, p. 492.)Reliure : Le manuscrit est revêtu d’une reliure de type monastique compartimentée, ornée de fer, notamment d’un agneau pascal avec traces de fermoirs à lacets. Cette intéressante reliure probablement lyonnaise, est la reliure d’origine de ce manuscrit, le dos a été refait, quelques restaurations sur les plats.

Gobinet (Charles)

Instruction sur la Religion, où l'on traite des sentimens qu'il faut avoir de Dieu, de Jesus-Christ, de l' Eglise catholique, et de la vertu. Troisième Partie de l'Instruction de la Jeunesse.

A Paris, chez Françoise Cointe,1687 -, 12p ( page de titre et "Prière à notre Seigneur Jésus-Christ."), 6p (table des matières), 144p, 3p ("Privilège du Roy). In-8, plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs orné de fleurons, plats orné d'un jeu de filets, fleurons aux angles, doré sur tranche. Exemplaire réglé. -

Très bel exemplaire réglé d'une reliure en plein maroquin de l'époque.

[Jean-Baptiste Le Marinier, Chevalier de CANY, Commandeur de l’Ordre de Malte (1645-1689)]

« Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de Jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ».

Circa 1688 Manuscrit composé de 15 cahiers assemblés par des lacets et reliés entre eux par une cordelette de lin (177 feuillets in-folio (230 x 355 mm). Calligraphie très lisible, écrite à l’encre noire et à l’encre rouge, réglé au crayon en marge. Quelques déchirures, manques dans les premiers feuillets. Manuscrit très fortement raturé et surchargé. Composition - Avant-propos, 6ff.- Suivi de : « Formulaire de la profession reguliere des Chevaliers de Malte » (à l’encre rouge) 1ff.- Suivi de : « Oraisons que le prestre dit avant la profession ». En latin aux encres rouges et noires, 2ff.- Suivi de : « La forme de Donner l’ordre de Chevalerie, Les oraisons finies, le prestre commence la messe et sarreste avant levangil alors celui quy se dispose a recevoir l’habit se leve de devant l’autel, et va se mettre a genoux devant le chevalier quy la luy doit donner : pour en recevoir premierement lordre de chevalerie lequel luy dit (…), 4ff.- Suivi de : « Troisieme section contenant les paroles qui se prononcent en faisant les vœux », 1page. - suivi de : « Quatrième section contenant la forme de donner la croix et l’habit régulier de l’ordre et les oraisons quiserecitent pour conclusion de la cérémonie » 2 ff.- Suivi de : « Oraison après profession » (à genoux devant l’autel), 3ff.- Suivi de : « Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ». 326 pages numérotées, dont les 4 derniers blancs. Le dernier marqué au verso d’une autre écriture : « Recu Ch de Malthe dan langue de provence le premier 7 bre 1572. »Défauts : Saut de pagination entre la dernière page de table marquée 293 à la partie commençant par : « réflexion d’un chevalier » paginée 303.

I – Historique de l’ordre de malte L’Ordre de chevalerie le plus ancien au monde : il fut créé en 1048. L’ordre dont le symbole est la croix blanche à huit pointes se donnera pour but la défense militaire des malades et des pèlerins lors des croisades. Sa double vocation militaire et hospitalière se verra confirmée au fil des siècles par la refonte en une seule entité des anciennes confréries de l’ordre des Templiers et des Antonins. Basé dans l’ile de Malte l’Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte eut au cours des XVIe et XVIIe siècles un rôle essentiel dans la lutte contre les Turques.Parallèlement à cette activité guerrière l’institution prit en charge les malades et lépreux qui bénéficièrent de l’expérience acquise par l’ordre des Antonins. En lutte constante contre les galères turques, l’ordre devint une puissance incontournable du bassin méditerranéen. À la fin du XVIIe siècle, le relâchement des moeurs et un certain laissé aller rendirent nécessaire une nouvelle mise au point des droits et devoirs de l’ordre. II – Texte de Jean Baptiste le Marinier de CanyC’est ce qu’entreprend en 1688 le commandeur Jean Baptiste le Marinier de Cany dans un travail intitulé « Réflexions d’un chevalier de Malte, Religieux de l’Ordre militaire des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem sur la grandeur de son état ». Ce texte, encore inédit de nos jours connaît deux versions, une italienne, une française. Le chercheur Luigi Michele de Palma a publié un article en 2019 « Jean-Baptiste Le Marinier de Cany un maestro della spiritualita giovannita » Edizioni La Villa, une analyse de la structure de ce texte fondamental concernant non seulement l’éthique et l’histoire de l’ordre mais aussi sur le rituel de l’adoubement des chevaliers. Son travail s’appuit sur l’analyse d’un manuscrit conservé à la Bibliothèque de La Valette (Libr.1416), celui ci, comprenant cinq parties, au lieu de trois dans notre exemplaire. Notre manuscrit offre en comparaison d’intéressantes variantes. Ainsi, dans la seconde partie, chaque section est précédée des phrases prononcées par le chevalier lors de sa réception ainsi que la description minutieuse de chacun des moments clefs de la cérémonie. Ces instants forts, sont dans notre manuscrit l’occasion d’en expliquer la symbolique rejoignant en cela l’exemplaire décrit par Luigi Michele de Palma de la bibliothèque de Malte. Par exemple : folio 190, « le profes donne lespée au recevant avec son fourreau en la main lui disant. (un mot rayé) à cette fin que mainteniez tout ce que vous avez promis prenez cette espée au nom du Pere, du Fils, et du Saint esprit. Ainsisoitil. »___ Des sentiments que doit inspirer un Chevalier de la manière dont on lui présente lépée »L’intégralité du déroulé de la cérémonie est également reportée en début d’ouvrage sous un titre écrit en rouge (la forme de donner l’ordre de chevalerie (…) Cette section est apparemment absente de l’exemplaire décrit par Luigi Michele de Palma. Carmen Depasquale, responsable du département français de la faculté des arts de l’université de Malte, auteur d’une thèse de doctorat en 2000 intitulé « La vie intellectuelle et culturelle des chevaliers de Malte au XVIIIe siècle », donne une description des exemplaires connus de ce texte, tous inédits, deux textes en français NLM.libr 1416 ; NLM.libr 324) Ainsi que deux versions italiennes, l’un : NLM.libr250 est comme notre exemplaire est composé des deux premières parties, l’autre : NLM.libr558 comporte les parties 3 à 5 et la table des matières. III – Remarques sur la nature de ce document Les nombreux remords, biffures, réécritures de texte sont parfois d’une importance considérable. Ils indiquent que notre manuscrit est un exemplaire de premier jet ou du moins dans un stade d’élaboration d’un texte définitif, comprenant d’amples extensions marginales possiblement intégrées au texte dans une version ultérieure. Ceci laisse à penser que ce manuscrit est vraisemblablement autographe. Une date en marge de 1688 indique par ailleurs que la rédaction de celui-ci est antérieure avec la date généralement donnée de 1689 à la version conservée à la Bibliothèque de La Valette. Les remords, salissures, taches, lignes raturées et ajouts inter-textuels ne laissent aucun doutent la nature originale de ce manuscrit. Un manuscrit du plus vif intérêt probablement autographe de Jean Baptiste le Marinier, Chevalier de Cany, qui eut un impact majeur sur l’ordre militaire des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, dans lequel se trouve minutieusement décrit le déroulé de l’adoubement des membres de l’ordre.

Lardenois (Antoine)

Paraphrase des psaumes de David, en vers françois par Antoine Godeau, evesque de Grasse et Vence. Nouvellement mise en Musique ou chants spirituël & facile pour la consolation des âmes.

Imprimé aux dépenses de l'auteur, 1655. -, (15), 1 ff blanc, frontispice gravé, 449 pp, (3), table, 1 ff blanc. - HRL - Reliure en plein maroquin rouge, dos muet à 4 nerfs orné de fleurons, double jeu de fleurons en encadrement des plats orné en leur centre d'un calvaire héraldique. Reliure d'époque. Tâche ancienne sur les 2 premiers caissons. Exemplaire sur papier fin, comportant plusieurs portées musicales gravées sur bois en exergue de chacun des 150 psaumes. -

Lardenois, converti au protestantisme, est considéré comme le rénovateur de la musique religieuse au tournant du XVIIè s.Cet ouvrage, qu'il produisit à compte d'auteur, n'eut pourtant qu'une faible audience. Les exemplaires qui nous sont parvenus sont extrêmement rares. Exceptionnelle copie en maroquin de l'époque.

LIPSE (Juste)

[ŒUVRES].

Anvers, Ex officina Plantiniana, 1604-1606., I : 223pp, (7ff) II : 77-[6]-1bl. pages. 6 ill. dont 5 à pleine page et 2 planches dépliantes. III : 136pp (3), (1bl). pages. 1 planche double et 14 gravures in texte, parfois 2 par page. IV : 96pp,... Quatre ouvrages réunis en un volume in 4 en plein vélin rigide à recouvrements agrémenté de lacets verts, dos au titre manuscrit à la plume.Certaines pages brunies inhérent au papier utilisé mais bel exemplaire dans une reliure ancienne.Le dernier traité De Cruce est une des plus curieuses traductions de Juste Lipse, il s’agit d’une étude sur toutes les manières d’appliquer le supplice de la croix dans l’ancienne Rome.L’ouvrage est illustré de 19 impressionnantes gravures sur cuivre : crucifixion collective accompagnée d’un bûcher, de bêtes féroces, empalé.Belle édition collective, la dernière publiée du vivant de Juste LIPSE, superbement illustré de gravures sur cuivre in et hors texte.

Myl (Abraham Van der) (Milii) (Milius)

De Origine animalium, et migratione populorum

Genevae, Apud Petrum Columesium, 1667., 68 p., (3) (bl). Suivi de : Kirchmayer (Georg Kaspar), De Dilvvii universalitate dissertatio prolusoria, Genevae, Apud Petrum Columesium, 1667, (2), 109 p., (3) (bl). 2 ouvrages reliés en un volume in-12, pleine basane marbrée, dos plat orné de fleurons, pièce de titre de maroquin rouge. Edition à la sphère. Accidents à la reliure. Reliure XVIIIe.

Après la publication des travaux de Joseph Acosta (1590) sur l'histoire naturelle des Indes se pose la question du peuplement du nouveau continent et de la diversité des espèces qui l'habitent. Abraham van der Myl en publiant cet ouvrage en 1667 tente de résoudre les contradictions entre ces nouvelles constatations et les textes de la Bible et permet de questionner le texte sacré. Comme toujours cet ouvrage est relié avec l'ouvrage de Kirchmayer concernant la réalité du déluge. Rare et important.

(n.d.)

Nouveau testament en latin et en français, traduit par Sacy. Edition ornée de Figures gravées sur les Dessins de Moreau le jeune.

Paris, Saugrain, 1793, 4 tomes reliés en 2 volumes in-8 en plein veau raciné, dos plat orné aux petits fers, pièces de titre de maroquin rouge et de tomaison de maroquin olive, tranches dorées, listels dorés en encadrement des plats, reliure de l'époque. Dos légèrement empâté. Reliure de l'époque. -

Premier tirage, 4 frontispices, et 80 figures du très réputé Moreau le Jeune gravées par Baquoy, Dambrun, Delaunay, Delignon. Un 5e volume est paru en 1798 qui manque à quasiment tous les exemplaires.

(n.d.)

Office propre de Saint Charles Borromée, Latin-François, dressé selon le bréviaire et le missel de Paris, Par un Prêtre de la Doctrine Chrétienne

A Paris, Jean-Thomas Hérissant 1758 XXXVI, 202 pp., 1 (bl) In-12, Plein maroquin rouge, plats ornés de dentelle, contre-plat orné de dentelle, coupe ornée au petit fer, dos plat orné de fleurons, pièce de titre de maroquin vert, tranches dorées, reliure d'époque. (accident sur le plat supérieur)

Frontispice dépliant orné d'un portrait gravé de Saint Charles Borromée avec antienne et oraison. Agréable exemplaire, très belle reliure d'époque

Quinte-Curce.

De la vie et des actions d'Alexandre Le Grand. De la traduction de M. de Vaugelas.

A Paris, Chez Louys Billaine, 1681., (10), 626 pp. In-12, plein vélin de l'époque, pièce de titre.

Frontispice gravé représentant Alexandre le Grand (2 pliures). Excellente traduction. Mention manuscrite ancienne : "Ce livre appartien à Monsieur Aobert aubergiste celui qui le trouvera et qui le rendra pas le Diable l'emportera".

Reineri Reineccii de Stenheim

Histoire de la guerre Sainte. Chronicon hierosolymenanum id est de bello sacro historia, exposita libris XII

Helmstät, sur les presses de Jakob Lucius, 268 folios

Exemplaire de choix dans une magnifique reliure en plein maroquin olive. Dos plat orné de 5 fleurs de lys frappées à l'or dans les compartiments séparées par un double listel frappé à l'or. Doré sur tranches. Petit manque de trois centimètres sur la chasse supérieure du premier plat. Un léger défaut e coiffe supérieure sans manque. Très bel exemplaire.

ROGER (Abraham ) (1609-1649)

La porte ouverte pour parvenir à la connoissance du PAGANISME caché.

A Amsterdam, chez Jean Schipper, 1670, Faux titre avec une belle gravure sur cuivre, titre, (6), 371 pp, tables. In quarto plein veau, dos à cinq nerfs orné de fleurons, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetés.Un livre rare et important à plusieurs titres, le pasteur néerlandais Roger (1609-1649), fut l'un des premier européen à s'intéresser non seulement aux moeurs et coutumes des indiens de de la région de Pulicat. Ce regard que l'on pourrait qualifier d'ethnologique détonne à une époque où la certitude et la prééminence de la religion chrétienne interdit toute analyse des cultures exotiques. Les gravures qui illustrent cet ouvrage sont à ce titre intéressantes et spectaculaires.

VOLTAIRE

La Bible enfin expliquée par plusieurs Aumôniers de S. M. L. R. D. P.

Londres, 1776, faux-titre, titre, 316 pp., (1bl) (faux-titre), 318 pp. In-8 en plein veau marbré d'époque, dos plat orné, double pièce de titre "Oeuvres de Voltaire" "La Bible".Mors supérieur faible, coiffe inférieure usagée.

Bengesco 1861,1, Catalogue général de la Bibliothèque Nationale, Tome 214-2, N°4344.Edition originale clandestine de ce commentaire sur l'ancien testament, formé de questionnements malicieux de Voltaire ; en démontrant par l'absurde les invraisemblances des récits bibliques, le philosophe signe là l'un de ses ouvrages les plus mordant et haïs par l'Eglise catholique.Une édition originale rare.