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Deux fragments de tapisserie copte (IVe-Ve siècle)

Deux fragments de tapisserie copte (toile de lin et laine), IVe-Ve siècle de notre ère.Dimension à vue : 10 x 7 cm.Représentant deux personnages à la gestuelle expressive, sur un fond rouge, les cheveux teints en noir, ayant le cou enserré par un serpent de couleur verte.La scène est encadrée d'un listel à motif de vagues.

Une rare représentation de Jason et Médée entourés du serpent gardien de la toison d’or.Ces intéressants fragments sont à rapprocher du médaillon tissé qui se trouve dans les collections du musée de Cluny (cote : CL 22913), lin et laine, diamètre de 7 cm, reproduit in Guide du Musée national du Moyen Age, Termes de Cluny (éd. Réunion des Musées nationaux, Paris, 1993, p. 160 n°195).Le musée de Cluny signale la rareté de ce thème.

La vie du Père Baltasar Alvarès, de la Compagnie de Jésus. Où se trouvent quelques beaux enseignements très utiles à la vie spirituelle

A Paris, Jean Germont, 1628, 1 (bl), (6), 619 p. Pleine basane, dos à 5 nerfs orné de fleurons, tranches mouchetés, reliure d'époque.

Très rare relation de ce mystique et réformateur espagnol qui fut l'un des maîtres à penser de sainte Thérèse d'Avila. Le chapitre XI du récit relate les relations que celui-ci entretient avec la célèbre visionnaire. Ex-libris manuscrit à la plume ""Marie des Anges"". S'agit-il de la Marie des Anges du couvent de Louviers.

Lettres et visions de la sœur Sainte Brigide.

Neuf volumes in-8 (formant 3 800 pages) en plein veau brun moucheté, dos plat ornés pièce de titre etde tomaison, reliure d’époque, quelques usures.Manuscrit d’une écriture appliquée et régulière, d’une même main alerte. Chaque vision, convulsionétant précédée de la date de la séance.Le mouvement des convulsionnairesTout le monde connaît le chamanisme ou le vaudou, mais qui sait que nous avons eu, en France,au XVIIIe siècle, un mouvement de transe provoqué, pratiqué dans des cercles restreints, par desmagistrats, des prélats, des sœurs ou des marchands ?Ces réunions clandestines, nées dans le désarroi provoqué par la destruction de Port Royalavaient lieu à Paris et à Lyon de 1720 jusqu’à la veille de la révolution, il s’agit desConvulsionnaires.À la destruction de l’abbaye de Port Royal les jansénistes désemparés prennent l’habitude de seretrouver au milieu des ruines des bâtiments. Un jeune prêtre, le Diacre Paris devient alors leconsolateur de ces âmes éplorées, mais le destin s’acharnant sur les infortunés jansénistes, leDiacre Paris meurt.C’est au cimetière de Saint Médard, sur la tombe même du diacre, qu’eurent lieu les premièresmanifestations d’extases mystiques.Rapidement, les miracles se succèdent, Marianne Couronneau, paralysée se remet à marcher,Marguerite Françoise Duchesne paralysée du côté gauche revient à la vie, Pierre Gauthier,aveugle, revoit, Demoiselle Hardoin allongée sur le tombeau de Maitre Paris recouvre l’usage dela parole et se remet à marcher...La foule de plus en plus nombreuse se répand en gémissements, hurlements, certains sont prisde tremblements, des femmes arrachent leur corsage...Pour mettre fin à ce désordre, et éviter toute résurgence de la « secte jansénistes » lesmanifestations du cimetière saint Médard sont interdites et les participants mis en prison en1732.C’est donc dans la clandestinité que les plus résolus d’entre eux vont poursuivre ces expériencesde délires collectifs en revendiquant eux même le titre de « Convulsionnaires ».Pour arriver à cet état de dédoublement de la personnalité, ils vont utiliser la plus éprouvantedes méthodes, celle de la douleur.La nature de ce qu’ils appellent pudiquement « les aides » est tout simplement incroyable : 400coups de bûche, coups de poings, de pieds, d’épées, de poignards, crucifixions, enterrements vifs,asphyxies se pratiquent de manière répétées jusqu’à obtention du phénomène de transe.On assiste alors à des dédoublements de la personnalité, voix d’enfant, babil, changement devoix, dans laquelle les officiants reconnaissent les esprits qui leur sont familiers dont le prophète« Eli ».La particularité de cet étrange mouvement est que, tradition janséniste oblige, chaque séquenceest scrupuleusement notée et détaillée au fil des jours et ce parfois sur plusieurs années.C’est une plongée directe dans l’inconscient de ces grands mystiques qui s’offre à nous. Auxvisions flamboyantes succèdent d’insupportables descriptions de sévices qui laissent le lecteurpantois.Il est inutile de souligner la rareté d’un tel document dont seuls quelques témoins circulentencore de nos jours.Description du manuscritLa sœur saint Brigide est présentée comme « convulsionnaire de l’Hôtel Dieu de Paris » elle estdirigée par Michel Pinel oratorien.C’est le père Pinel qui l’interpelle et pratique sur elle les sévices parfois insupportablesl’amenant aux convulsions.La Sœur Angélique Babet prit le relais de la sœur Sainte Brigide à la suite de la mort du père Pinel en1778. Ses transes la font retourner à l’état de bébé, ses visions étant souvent plus oniriques.Ces procès-verbaux, les premiers du genre, rendent compte de la partie obscure de l’humanité que nousnommons de nos jours - l’inconscient -. Les convulsionnaires, à leur corps défendant, sont lesexplorateurs involontaires d’un monde qui leur est inconnu. Leurs témoignages les situent à la croisée deplusieurs réalités que psychanalystes et surréalistes investiront deux siècles plus tard.

Citations : Nous en citons quelques exemples. 13 février 1744. « Mon cher petit papa, je vous prie, par grace et non parmort de me promettre d’approcher de J.C. Je meurs de faim ici papa je ne peux trouver de paix ny de repos qu’àl’ombre de J.C. Faites m’en approcher ou je mourray. Car je meurs tous les jours par la separation de J.C. (Enconvulsion) Oui moy meurs, papa, vous a le pain moy bien faim [...] car moy languis, moy tout maigre depuis 3mois bientôt »... 12 septembre 1745. « Comme c’etoit un dimanche le petit papa après avoir foulé la sœur auxpieds pendant les 7 ps. (psaumes) se contenta suivant l’usage de luy donner 50 coups de pierre sur le cœur 50sur la tête et 50 soufflets et recita aussi un ps. tenant un pied sur le collier et se portant entierement dessus »...17 mai 1746. « Je comptois procurer à la sr un troisieme entretien avec son père en luy crachant au visage [...]Je liay icy les mains de la sr ayant oublié de le faire plutôt, elle dit à ce signe eh bien je voudrois etre toujoursliée comme ça ce n’est qu’une corde mais c’est toujours bon, puis reprenant le fil de son prer discours, mon pèreles tient tous liés, ils ont les yeux ouverts et ne voyent pas clair, ils voudroient mieux qu’ils ne fussent pas ouvert,parce qu’ils voyent la beste, et la prennent pour mon BB (grands souffles par tête) j’ay mal au cœur, oh oh oh, ilvoudroit oter ce cœur la, mon papa otés le, otés le si vous l’aviés otez une fois il ne reviendrès plus otez le bienvite afin que jen ay plus, il n’aime pas asses ce qu’il doit aimer ; il n’aime pas assés mon BB. Il est trop attachéà sa nation, et n’est pas assés ardent pour ses freres. D. Est-ce les juifs R. ouy est-ce que vous ne scavez pas quej’ay le cœur d’un juif, je n’ay un cœur que pour les juifs »... 3 janvier 1747. « Pour executer les ordres de notreBB. [...] je dis à la Sr. quil s’agissoit de recevoir des coups sur la playe et elle s’y soumit de bonne grace, luiayant donc lié les mains derrière le dos et mis un bandeau sur la bouche je la couchay sur le dos ensuite je levail’appareil, je netoyai la playe et je mis dessus une compresse sur laquelle j’imposay les mains appuyant de toutema force pendant les 7 psaumes. Cette pression causa une telle douleur à la Sr qu’elle s’évanouit de cecommencement, et bientot après elle entra dans une penible agonie. Je remarquay que durant cette agonie elleavoit alternativement une espèce de rale accompagné de hoquet, les yeux demeurant renversés [...] Lorsqu’ellefut revenue je lui donnay cent coups de poingt de toute ma force sur la playe, c’étoit assurement de quoy la tuer[...] cependant ces coups ne servirent quà réveiller la Sr et à la tirer de l’abatement où l’agonie l’avoit mise.Elle se releva machinalement aux prrs coups sur son séant. Je la recouchay sans peine et je continuay sansqu’elle fit aucune résistance. Lorsque j’eus fini j’étanchay la playe qui saignait abondamment, après quoy jeregarday la Sr, elle étoit endormie ayant le visage frais et coloré [...] je mis un pied sur la compresse je recitayle ps. 102 et 110 ce qui fut suivi de 100 coups de pied que je donnay sur la playe »... Etc. *Journal. Lettres et visions de la Sœur Angélique, années 1773-1775 (1 vol.), 1776-1777 (1 vol.), 1777-1779 (1vol.), 1780-1787 (1 vol.). La page 1 du premier de ces volumes, réglés, porte au bas la date du 4 mars 1791 ; uneaddition tardive à la fin du même volume est datée du 24 avril 1798. Ce « Journal » comporte des relationsparfois longues d’événements survenus depuis la mort du Père Pinel (1772), ainsi que des prières, commentairessur les dix commandements, et récits détaillés de visions, introduits par l’invocation.« Au nom du père et du fils et du saint esprit »... Année 1773. « La sœur Babet après avoir été pendant 15 anssous la motion de l’esprit de Dieu, dans son œuvre fut privée de ce don vers la fin de l’année 1747. Voicy ce quidonna lieu à cette privation. Etant dans sa chambre, et dans son état naturel elle vit un homme (apparament leSt prophete) qui luy presentant un enfant couvert des croix sanglantes, luy dit : Voulés vous qu’on vous fasse descroix sur le corps comme à cet enfant ? Non assurement repondit la Sr j’en serois bien fachée. Eh bien repritl’homme vous n’aurés plus des convulsions. Les convulsions cesserent en effet de ce moment. La Sr Ba... au lieude s’en affliger s’en réjouit par la crainte extreme quelle avoit des croix »... Janvier 1774. « Au commencementde ce mois la Sr Babet dit, qu’étant avec son BB, la Sr Brigide et moy, son BB m’avoit dit : Il faut que vous soyéslà où je serai. Quand je quiterai langes, vous sortirés aussy des votres. Quand je parleray vous parlerés quandje feray relater ma puissance ce sera pour vous que je la ferai éclater. Quand je serai foulé, couronné de pierreset crucifié, vous le serés aussy »... 24 avril [1776]. « Au milieu des ténèbres j’ay apperçu une lumiere commecelle d’un flambeau mais qu’il n’éclairoit pas tout, car j’entendois plusieurs voix qui se disoient les unes auxautres les ténèbres sont au point de ne savoir où mettre le pied. J’ay dit à made : mais cela me paroît fortextraordinaire. Quand une lumiere est possée elle éclaire de tout part dans l’endroit où elle est placée ? Made adit, ma fille J.C. etoit la vraie Lumiere, qui cependant n’a éclairé que ceux qui ont eu la foy en luy et en sesœuvres. Le flambeau n’est autre que celuy qui doit éclairer Israel et un tres petit nombre de la gentilité etn’eclaire que celuy qui croit, et n’a d’esperance qu’en luy. J’ay dit mais madame je vois quelque chose qui va entravers de ce flambeau. PP. a dit : ma fille c’est le ministre aux lunettes, semblable au papillon, il courra autourde cette lumière. Heureux le moment où il en sera brulé »... Etc.Ces procès-verbaux, les premiers du genre, rendent compte de la partie obscure de l’humanité que nousnommons de nos jours - l’inconscient -. Les convulsionnaires, à leur corps défendant, sont lesexplorateurs involontaires d’un monde qui leur est inconnu. Leurs témoignages les situent à la croisée deplusieurs réalités que psychanalystes et surréalistes investiront deux siècles plus tard.

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Portraits des plus illustres littérateurs français gravés par les meilleurs artistes d'après des originaux authentiques, et accompagnés de notices biographiques

Paris, Lami-Denozan & Firmin Didot, 1828, Grand in-8 réimposé, en plein chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs orné aux petits fers, tranches dorées, reliure signée Hardy.

50 portraits gravés par Hopwood, Fry, etc.Exemplaire réimposé sur grand papier vélin. Cf. Lachèvre, "Bibliographie des Keepsake".Très curieuse production sortie des presses de Firmin Didot, imprimée par le procédé stéréotype dont il fut l'inventeur. Véritable prouesse technique, la plaque stéréotypée écrite en caractères minuscules est ici placée au centre de la page, afin de renforcer par de vastes marges l'élégance de la typographie.

Protecteur des indigents de l’Hôtel-DieuGouache originale vers 1655

XVIIe circa 1655 Pas de couverture Dim : 26 x 21 cm.Gouache sur vélin tendue sur panneau de bois. Première moitié du XVIIe s.

La miniature représente un jeune monarque, au teint replet, aux cheveux clairs et bouclés. Il est vêtu de la robe fleurdelisée surmontée du col d’hermine. Il porte autour du cou le collier de l’ordre de Saint Michel.Sur une table basse, à sa gauche, sont disposés la couronne royale, le sceptre et la main de justice.Le jeune souverain tient à la main une écuelle d’étain à l’aide d’un linge blanc. La scène se déroule dans un hospice. En arrière-plan, trois personnages : deux sont alités sur des couches à baldaquins, le troisième se tient debout dans une allée à l’aide de deux cannes. Les personnages portent tous des bonnets bruns, celui de gauche lit un ouvrage. En fond de scène, masqué par les tentures des lits, on distingue des fenêtres cintrées et grillagées. Le visage du jeune roi est empreint de douceur, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.L’étude de l’iconographie des jeunes rois de France ne laisse aucun doute quant à l’identité du monarque ici représenté : il s’agit du jeune Louis XIV, accédant au trône en 1643, et sacré à Reims en 1654. L’iconographie de Louis XIV enfant est assez restreinte, on peut citer les portraits faits par Claude Deruet et Philippe de Champaigne. Cette composition est à ce titre d’un grand intérêt. La représentation est manifestement allégorique et non pas faite au naturel : elle vente la piété du jeune souverain, son abnégation et l’attention qu’il compte porter aux indigents du royaume.L’image du roi guérisseur est ici renforcée par celle du roi charitable envers les malades. L’endroit représenté, spacieux, avec un seul malade par couche, pourrait être l’Hôtel-Dieu de Paris, auquel le pouvoir royal accordait une attention particulière.Une importante et émouvante pièce historique.

Rare herbier marin « Album de Plantes Marine »

Cicra 1860 Grand In-8 étroit à l’italienne (25x16 cm), relié en pleine percaline bleue marine dos à 4 nerfs titre frappé « Album de Plantes Marine », filet d’encadrement doré sur les plats, doré sur tranches. Traces de mouillures sur la reliure ainsi qu’à l’intérieur sur plusieurs pages. 74 ff avec sur chaque page une belle algue appliqué ainsi que son nom manuscrit indiqué à la plume bleue.

Intéressant album de « Plantes marines » composé de 74 échantillons d’algues au naturel appliquées sur des feuilles de papier crème, légendes avec le nom en latin de chaque spécimen d’algue rédigé à l’encre bleue. Les algues appliquées sont d’une telle finesse qu’on a l’impression avec une recherche de mouvement, reproduisant l'ondoiement de l'algue au fil de l'eau et leur aspect nébuleux. Composé dans les premières années du 19ème siècle, chaque espèce est pressée, afin de ne laisser qu’une empreinte sans altérer le support ni écraser l’algue, ce travail minutieux n’en est pas moins scientifique puisque chaque spécimen est accompagné en vis-à-vis de son nom latin. Cette prouesse technique est une spécialité de Bel Isle en Mer dont le savoir est à présent perdu.

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Rare série de curiosités et bizarreries

Paris Delahays & Paulin, de 1845 à 1861, en demi-chagrin tabac, et noir pour le tome XX

Cette très amusante et rare série de curiosités et bizarreries, initialement annoncée en deux volumes, a été ici augmentée de dix volumes supplémentaires extraits de divers auteurs sur le même thème des curiosités et bizarreries. L’amateur a tomé cet ensemble de 1 à 20 selon un ordre qui lui était propre et dont voici le détail :T. I : Curiosités des traditions, des moeurs et légendes (Ludovic Lalanne)T. II : Croyances populaires au Moyen Âge (P.L. Jacob)T. III : Curiosités historiquesT. IV : Curiosités de l’histoire de France (P.L. Jacob)T. V : Procès célèbres de l’histoire de France (P.L. Jacob)T. VI : Curiosités judiciaires (Waréé)T. VII : Curiosités des inventions et découvertesT. VIII : Curiosités de l’histoire de l’art (P.L. Jacob)T. IX : Curiosité de l’archéologie et des beaux-artsT.X : Curiosités anecdotiquesT. XI : Curiosités philologiques, géographiques, ethnologiquesT. XII : Curiosités biographiquesT. XIII : Curiosités littéraires (L. Lalanne)T. XIV : Curiosités militairesT. XV : Curiosités théologiquesT. XVI : Curiosités théâtrales (Fournel)T. XVII : Curiosités d’économie politique (Louvet)T. XVIII : Curiosités de l’histoire du vieux Paris (P.L. Jacob)T. XIX : Paris anecdoctes (Privat d’Anglemont)T. XX : Curiosités bibliographiques (L. Lalanne)Une très rare petite bibliothèque portative pour briller en société à moindre frais.

Recueil de pièces anticléricales ou vivement polémiques, publié sous la Révolution, contenant entre autre le catéchisme du curé Meslier.

1790, 1791, demi veau marbré, reliure d'époque

L'abbé Meslier, n'avait pas la foi, mais avait des convictions.Toute sa vie il les coucha par écrit, en secret, dans deux gros manuscrit, afin de démontrer le bien fondé de son athéisme . Durant de nombreuses années , il continua ainsi d'officier le jour et d'écrire la nuit .Meslier garda toute sa vie cette bibliothèque à l'arrière du presbytère, ses écrits ne furent découvert qu'à sa mort en 1729 . Voltaire le premier en fit connaitre l'existence, de façon clandestine mais ce n'est qu'en 1790 que Sylvain Maréchal publia le catéchisme du Curé Meslier que voici.*Histoire naturelle des moines, écrite d’après la méthode de M. de Buffon, A Paris, quai des Augustins, 1790. Frontispice, XVI, 34 p. *Suivi de : De la conduite des curés dans les circonstances présentes, ou bien lettres d’un curé de campagne à son confrère, député à l’Assemblée Nationale, sur la conduite à tenir par les pasteurs des âmes, dans les affaires du jour, A Paris, de l’imprimerie Crapart, 1790. 16 p. *Suivi de : Développement du serment exigé des prêtres en fonction par l’Assemblée Nationale, extrait du journal ecclésiastique, numéro de décembre, Sl, sd. 15 p. *Suivi de : Lettre de M. de la Marche, ancien évêque de Léon à M. Laligne, vicaire de Saint Louis de Brest (…), A Brest, Malassis, 1791, 16 p. *Suivi de : Réponse de M. Doucet, curé de S. Pierre les Olivettes en Languedoc à M. l’évêque de Béziers (…), Sl, sd.19 p. *Suivi de : Le mariage des prêtres, ou le célibat détruit par un citoyen de B., Sl, 1790. 19 p. *Suivi de : Le mariage des prêtres réfutés ou le célibat vengé par M. Lesueur et P. Deburres, A Dieppe, Dubuc, 1790. 16 p. *Suivi de : Manifeste et protestation de cinquante mille français fidèles, armés dans le Vivarais pour la cause de la religion et de la monarchie, contre les usurpations de l’Assemblée soit disant Nationale, Au camp de Jales, octobre 1790. 30 p. *Suivi de : Catéchisme du curé Meslier, mis au jour par l’almanach des honnêtes gens (Sylvain Maréchal). L’An Premier du Règne de la Raison et de la Liberté ; de l’Ere vulgaire, Sl, 1790. Frontispice gravé, 55 p. *Suivi de : Réflexions d’un ami de la liberté ou principes de M. l’abbé de Mably, Sl, juin 1790. 8 p. *Suivi de : Réflexions très impartiales d’un citoyen sur la diminution des paroisses de Rouen et autres villes et campagnes du royaume, Sl, sd. 8 p. *Suivi de : Prône d’un bon curé sur le serment civique exigé des évêques et des curés, des prêtres en fonctions, A Paris chez Crapart, sd. 15 p. *Suivi de : Serment prononcé par M. l’abbé Mauger, curé maire d’Isneauville près Rouen, le dimanche 23 janvier 1791, Rouen, sd. 8 p. *Suivi de : Adresse à tous les citoyens du département de la Seine Inférieure sur le serment que doivent prêter les ecclésiastiques fonctionnaires publiques, Sl, sd. 23 p. *Suivi de : De par la mère Duchesne, anathèmes très énergiques contre les jureurs (…), Sl, sd. 23 p. *Suivi de : Discours d’un ecclésiastique fonctionnaire publique du district de Reims, Rouen, 1791. 8 p. *Suivi de : Lettres curieuses et patriotiques, Sl, sd. 8 p. *Suivi de : Discours prononcé par M. Noyon (…) lors de la prestation de son serment civique. Le 23 janvier 1791, Sl, sd. 6 p. *Suivi de : Exhortation des ecclésiastiques sur les circonstances actuelles, Paris, Granger, 1791. 16 p. *Suivi de : Ordonnance de M. l’évêque de Soissons, Crapart, 1791. 16 p. *Suivi de : Instruction pastorale de M. le ci-devant archevêque de Rouen, mis en pot pourri, pour en faciliter l’intelligence, Sl, sd. 7 p. *Suivi de : Instruction pastorale de M. le cardinal de la Rochefoucauld, archevêque de Rouen, au clergé séculier et régulier et aux fidèles de son diocèse, Paris, Crapart, 1791. 24 p. *Suivi de : Ordonnance de M. le cardinal de la Rochefoucauld, archevêque de Rouen (…), Paris, Crapart, 1791. 11 p. *Suivi de : Le livre de sang, ou calcul abrégé des assassinats commis ou occasionnés par les prêtres avec d’horribles massacres d’un grand nombre de Patriotes du Comtat par l’évêque de Vaison, Paris, sd. 8 p. *Suivi de : Le clergé chassé du collège, ou l’éducation confiée aux magistrats, Sl, sd. 8 p. *Suivi de : Consultation pour les religieuses, Paris, Guerbart, 1791. 8 p. *Suivi de : Le retour de l’abbé Maury aux enfers, ou le massacre de Carpentras en Avignon, Sl, sd. 8 p.

Abbé de Cordemoy

Traité contre les sociniens, ou la conduite qu’a tenue l’église dans les trois premiers siecles, en parlant de la trinité. & de l’incarnation du verbe. Par Monsieur l’abbé de Cordemoy

A paris chez Nicolas de Clerc, 1697 1697, In-12 pleine veau brun moucheté dos à cinq nerfs orné de fleurons, pièce de titre, quelque usures, mors supérieur légèrement fendu, coins, mais malgré tout bon état. Orné de lettrines est bandeaux in texte. Tampon humide du séminaire de N. D . du Puy, épitre dédicatoire à Jacques-Bénigne Bossuet

L’ouvrage débute par l’origine des « sociniens » et de ce que l’auteur considère comme la plus dangereuse des hérésies ayant jamais existé. Le premier d’entre eux Michel Servet fait l’objet d’une biographie passant sous silence sa découverte de la circulation sanguine et insistant sur le fait que son statut d’hérétique lui valut d’être brulé vif. Le socinianisme avait comme trait principal la négation de la sainte trinité ainsi que la tolérance et la charité en s’opposant à la persécution religieuse. Traité aussi rare que curieux

(Anne Claude de CAYLUS)

Les manteaux. Recueil.

A la Haye, 1746, XIV, frontispice gravé, 182pp, (1bl), (2ff), 128pp In 12 en plein veau brun, dos à cinq nerfs orné de fleurons et de filets en encadrement des caissons, pièce de titre ne maroquin rouge frappé or.

Faisant partie des œuvres badines du comte de Caylus, « Les manteaux » parus de façon anonyme en 1746 est un livre aussi surprenant que fantasque. L’ouvrage est dédié à Monsieur Manteau, Couronne, rue du Chantre à Paris et se poursuis par la table des matières qui forme la préface, la première partie, prends comme fil conducteur le manteau sous toutes ses formes : Le mari manteau, le manteau de la cheminée, tirer par le manteau, portrait sous le manteau, le manteau de femme ou le mantelet, le manteau fourré, etc. Qui sont autant de nouvelles et historiettes, aussi piquantes que curieuses. La seconde partie « que l’on peut se dispenser de lire » poursuit l’investigation de manière plus technique, Les manteaux des Saints, Les manteaux des ducs, Les Blancs-manteaux, La rue Froide Manteau. Un ouvrage singulier rare et attachant comme tous les écrits de Anne-Claude Philippe de Tubières de Grimoard de Pestels de Levi comte de Caylus.

Bellet (Isaac)

Lettres sur le pouvoir de l’imagination des femmes enceintes. Où l’on combat le préjugé qui attribut à l’Imagination des Mères le pouvoir d’imprimer sur le corpts des enfants renfermés dans leurs sein la figure des objet qui les ont frappées.

A Paris chez les frères Guerin, Rue Saint Jacques, 1745 1745, Précédé de : Universae phisiologiae conspectus anatomico mechanicus (Montpelier) Monspelii, 1787xii, 226pp , 1ff ; précédé de : 156pp, 2ff In12, ne plein veau brun, dos à cinq nerfs ornés de fleurons, pièce de titre, tranches rougies, traces d’épidermures sur le plat supérieur, coiffe manquante .

Le propos d’Iasac Bellet est de combattre les idées reçues concernant les superstitions attachés aux femmes enceintes, mais déborde largement et s’intéresse à la relation mère/fœtus. Il combat le système des pères Mallebranche et prouve qu’il ne peut y avoir aucune communication d’idée entre la mère et l’enfant contenu en son sein. Il continu en démontrant l’impossibilité d’une communication entre la mère et son fœtus et donc l’impossibilité que la psyché de la mère influe sur le corps du petit. Une large partie des propos tente de trouver une cause physique aux taches de vins (taches noires ou brunes, peaux de sangliers etc.) qu’il met au même plan que la cause des maladies héréditaires.

Blegny, (Etienne de.)

Les Elémens ou Premières instructions de la Jeunesse. Par Etienne de Blegny, Expert Juré Ecrivain pour les Vérifications des Ecritures contestées.

A Paris, Au Palais, chez Guillaume Cavelier, 1605 (sic) [1723], Faux-titre, frontispice, (5), XX, 37 ff, 321P, (2) (tables) In-8, pleine basane, dos à 5 nerfs orné de fleurons, tranches rougies. Mors inférieur fendu (2cm)

Ouvrage imprimé en caractères de civilité gravés sur cuivre par Etienne de Blegny, écrivain parisien, gravé par C.A Beroy. SUIVI DE "Les Règles de l'ortografe" (sic) et d'une suite de petits traités éducatifs "convenables à de jeunes gens". Curieux et rare.

Boileau

Histoire des Flagellans, où l'on fait voir le bon & le mauvais usage des Flagellations parmi les Chrétiens. Par des Preuves tirées de l'Ecriture Sainte, des Pères de l'Eglise, des Papes, des Conciles, & des Auteurs profanes. Traduite du Latin par M.

A Amsterdam, chez Henry du Sauzet, 1732, XXXVI, 306 pp, (5) ff, (1) ff bl. In-12 en veau marbré, dos à 5 nerfs orné de fleurons, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rougies, petite déchirure sur f 93 et f 95.

Seconde édition augmentée de ce traité rédigé par le frère du célèbre Boileau. Bien que fort sérieux sur le fond, ce texte que, dit-on, Sade tenait en grande estime, adopte par endroits un ton badin, voire leste, qui laisse au lecteur une impression mitigée. A propos d'un mari jaloux qui suivant sa femme aller à confesse la découvre derrière l'autel, prête à recevoir le fouet, il s'écrie alors :"Oh Monsieur elle est si délicate, permettez que je reçoive la discipline pour elle" (...) La femme dit au prêtre : "Monsieur, frappez fort car je suis une grande pécheresse."

BORDE (Charles)

Éloge historique de Milord Contenant

S.l.n.d, circa 1783, 96 pp In-12, en cartonnage marbré, dos lice à pièce de maroquin bleu sombre, frappé de lettres dorées, relié avec sa couverture d'origine en papier marbré saumon. Ouvrage d'une grand fraicheur. Facétie introuvable dans laquelle l’auteur a accumulé tous les mots de la langue française commençant par la syllabe con. Milord Contenant est suivi de plusieurs textes tout aussi réjouissants : Lettres de M.B. voyageant en Italie, à l’abbé de P., Hymnes aux tétons, Le Capucin colin-maillard, La Dévotion espagnole, La Dévotion françoise, La Justification équivoque. Agréable livre à clefs. Gay-Lemonnyer, II, 88-89. — Pia, 413-414

CARACCIOLI, Louis Antoine de

Le Livre à la mode.

A Verte-Feuille, De l'Imprimerie du Printemps, au Perroquet, l'Année nouvelle, s. d. [Liège, Jean-François Bassompierre, 1759 ou 1760]. suivit de ___ En Europe, Chez les Libraires, 1000700509 [1759]., XXII+86 pp. ; XXXVIII+88 pp. Deux titres en un volume in-12 en pleine basane marbrée, dos lisse orné de cinq tulipes, (similaire à celle de la page de titre), pièce de titre, tranches rougies, reliure de l'époque.__

Première édition imprimée en vert bronze, dédié, à « Messeigneurs les Petits Maîtres et Mesdames les Petites Maîtresses »Suivit de la nouvelle édition, dédiée aux « Messieurs et Dames à Vapeur »Cette curiosité typographique se présente comme une bagatelle indispensable se mêlant aux plus jolis rubans et les couleurs les plus agréablesLa Seconde Partie est « imprimée dans le plus beau des vermillons, tel enfin qu’il brille sur vos visages magnifiquement (…) pour enjoliver & égayer vos vapeurs »Un livre aussi charmant que rare dans sa reliure d’époque.

(Cathelan)

Passevent parisien respondant à Pasquin De la vie de ceux qui sont allez demourer à Geneve, du pais jadis de Savoyez et maintenant soubz les Princes de Berne et se disent vivre selon la réformation de l'Evangile , faict en forme de dialogue

Paris, en la rue Saint Jacques à l'enseigne de la Vignes, Petit in-8 relié en plein maroquin vert, le plat orné d'une triple dentelle dorée délimitant un rectangle centrale. Dos plat frappé "passevent parisien dramatique" en long sur le dos....

Plaquette rarissime, l'une des plus violentes charge écrite contre Théodore de Baize et Jean Calvin, rédigé sous forme de dialogues. Ce pamphlet introuvable fut réédité en 1870 et n'est connu qu'a quelques exemplaires. Séduisante copie dans un beau maroquin de Derome.

CAYLUS

Memoires de l'académie des colporteurs

S.l., 1748, VIII-319 pp. In-8 en demi chagrin brun, dos à 5 nerfs orné dans les caissons, tranches jaspées.1 frontispice et 8 planches gravés par Cochin et Gravelot.

Une fort intéressante production du facétieux Comte de Caylus, expert s'il en fut en écrits clandestins séditieux, badins ou pornographiques. C'est avec délice que l'auteur décrit ces milieux marginaux, nous donnant ainsi une occasion rare de pénétrer dans les arrière-boutiques et d'en visiter les seconds rayons.

COTIN

OEuvres galantes. Seconde édition augmentée. Paris, Estienne Loyson, 1660. OEuvres galantes en proses et en vers. Paris, 1663. Suite des oeuvres galantes. Paris, Estienne Loyson, 1663. OEuvres galantes en proses et en vers meslées de quelques pièces.

Paris, Estienne Loyson, 1659 à 1665, In-8 relié en 4 volumes en plein veau moucheté, dos plats ornés de semis d'étoiles, pièces de titre et de tomaison, dentelles, reliure époque empire, coiffe supérieure du tome I abimée.

Edition composite des Oeuvres Galantes de Cotin, précédées d'un très bel ENVOI AUTOGRAPHE de l'auteur « Mademoiselle Pinon les amours vous ont fait pour vous faire admirer et les braves partout font gloire de vous suivre ; vous en pourrez plus inspirer que vous n'en verrez dans ce livre », signé « L'hermite de Paris ».Précieux exemplaire.

(D'ALEMBERT)

Sur la destruction des Jésuites en France, Par un Auteur désintéressé. (br)

S.L, 1765 (Edité Au bois Valon, chez les Freses Unis), 235 pp ; In-12 en plein veau fauve, dos plat orné, pièces de titres en maroquin rouge et miel, tranches jaspées. Usure du mors supérieur, quelques petites mouillures. Belle reliure d’époque.

édition originale de cet ouvrage, dont l’impartialité valut au célèbre encyclopédiste la haine des deux partis qui partageaient l’Eglise de France. Ce pamphlet de Jean le Ron d’Alembert a eu en son temps un retentissement considérable. Livre rare. Suivit d’une rare impression Rennaise due aux presses de Nicolas Paul Vatar, le plus important imprimeur rennais de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

D’ALENCÉ (Joachim)

Traitté de l’aiman. Divisé en deux parties.

A Amsterdam, chez Henry Westein, . 1687, Titre gravé sur cuivre, titre, 8ff , 140pp, 4ff, 1ff, 33 planches gravées sur cuivre In-12 en plein veau glacé miel, dos plat orné de fleurons, pièce de titre, plats ornés d’un triple filet doré, fines dentelles intérieures, tranches rougies, mors supérieur fendu.

Joaquim d’Alencé est un astronome est physicien né en 1640 et mort en 1707, sont traité de l’aimant est son premier ouvrage, Amsterdam 1687, et se veut exhaustif sur le phénomène du magnétisme. Très abondamment illustré de gravures sur cuivres souvent fort étranges, il traite ainsi des pôles positifs et négatifs de la répulsion et de l’attraction. De la communication de l’aimantation aux métaux . De la boussole, de ses propriétés et de ses mystères, Chapitre p48, que le centre du monde est le soleil, de quelques machines faites avec l’aimant ; de la multiplication des pôles etc. La nature du magnétisme deviendra au 18ème siècle matière à de féconds débats : les questions sur le magnétisme animal et la nature de l’électricité vont , en effet alimenter de nombreux échanges scientifiques et philosophiques notamment au siècle des lumières

DES CAURRES (Jean)

ŒUVRES MORALES ET DIVERSIFIEES EN HISTOIRES, PLEINES DE BEAUX EXEMPLES, enrichies d’enseignements vertueux & embellies de plusieurs sentences & discours. Le tout tiré des plus signalez & remarquables autheurs grecs, latins...

PARIS, Guillaume de La NOUË, 1584., Un fort volume, in-8 (180 x 115 mm), de (12) ff., 654 ff., (1) p., (10) ff., Reliure en plein veau fauve, dos muet à quatre nerfs orné au petit fer, plats frappés d’un médaillon central et d’un triple listel en à froid, fleurons dorés en angles, tranches jaspées. Reliure dont le dos a été restauré à l’imitation de l’ancien et plats d’origine conservés. Portait gravé de l’auteur. Illustré de trois étranges bois hors texte : « Figure de la création du monde », « Figure de titubation du firmament », Figure des saisons et Aages du monde ».

Un imposant volume aussi étrange que rare traitant de tout les sujets en rapport à l’occulte (démons, magie, phénomènes étranges et surnaturels, astronomie, légendes extraordinaires) le tout accompagné de curieuses remarques les usages de la vie commune « s’il faut philosopher à table avec preuve que l’œil est messager d’amour », « du combat en camps clos », « de la salamandre », « de la beauté », « que la barbe est la principale marque de l’homme », « l’Histoire admirable d’une jeune fille du costé de la quelle on tira un cousteau », « des bordeaux et de la bordellerie et paillardise qui jadis ont testé au Tabernacle et au Temple d’Israel » … Caillet, 3027 signale ce livre comme “Ouvrage très curieux et peu connu”.rovenant de la bibliothèque d’ Eric Gruaz.

DU PLEIX (Scipion), conseiller & Advocat du Roy

Les Causes de la Veille et du Sommeil, des Songes, & de la Vie & de la Mort

A PARIS, chez la Vefs Dominique Salis, rue saint Jean de Latran, au Lis Blanc, 25 ff, 252 ff in12 en plein veau, Edition originale de cet essais philosophique sur la veille le sommeil, les rêves la vie et la mort. Les deux plats sont ornés d'un médaillon et de filets d'encadrement, dos plat orné de fleurons et filets d’encadrement, mors légèrement usés, doré sur tranches.Exemplaire réglé tiré sur papier finAvec Ex Dono de l'auteur sur la page de titre " Monsieur, Dupleix ma faict presan de ce luivre quil menvoia Aparis au mois de may. 1606

L'ouvrage est précédé par une importante table des matières de 21 feuillets, dans les quels Scipion Dupleix expose ses thèses : "Qu'est ce que veille et sommeil, de la différence du sommeil et de l'ectase?"" D'ou est ce que procède le sommeil? "Ses propos vont de l'interrogation existentielle au propos d'une futilité parfois déconcertante. "pourquoi les paupières de nos yeux s'abattent lorsque nous dormons? Si adam dormoy, ou bien etait ce en extase lorsque dieu lui arracha une coste pour faire la femme? Les causes de la vie et de la mortCombient il y a de sortes de morts? ...Scipion Dupleix, seigneur de Clarens (1569-1661) historiographe de France et conseiller d'État, fut le précepteur d'Antoine de Bourbon-Bueil, fils légitimé de Henri IV. C'est pour cet enseignement qu'il rédigea ces cours de philosophie comprenant, notamment, ces trois traités.

DUPONT DE NEMOURS

Opinion de M. Dupont, député du bailliage de Nemours, sur le revenu public produit par la vente du tabac. Assemblée nationale [23 avril 1790]

A Paris, chez Baudouin, (s.d.), Imprimeur de l’Assemblée Nationale, N° 31., (1), 34 pp. Plaquette brochée, in-8

Très rare texte de Dupont de Nemours concernant l’impôt indirect attaché à la vente du tabac. Le régime de la perception doit être uniforme, le prix du tabac doit quant à lui baisser. En 1791, la culture et la vente du tabac seront momentanément libéralisées en France, pour redevenir par la suite privilège d’Etat et source de revenu fiscal en 1811 sous Napoléon (I.N.E.D., 1615).Rare.

Du Tilliot (Jean-Baptiste Lucotte)

Mémoires pour servir à l'Histoire de la fête des foux, qui se faisait autrefois dans plusieurs églises.

A Lausanne & Genève, 1751 -, Faux-titre, Xp (Epitre), 183p - HRL - In-8, en veau marbré, dos plat orné de fleurons, pièce de titre en maroquin, tranches rougies, plat supérieur détaché.

Du Tilliot a donné le nom de fête des fous à ces cérémonies que les clercs, les diacres et prêtres mêmes faisaient dans plusieurs églises pendant l'office divin. Ce texte, très documenté, reste une référence sur le sujet. Il est illustré de 12 curieuses gravures sur cuivre.

FLORIAN (de J.P)

Fables choisies de Florian Illustrées par des artistes japonais sous la direction de P. Barboutau

Tokyo et Paris, Marpon et Flammarion et Shueisha, s.d. (1895) 2 volumes grand in-8 cousus à la japonaise avec cordons de soie, couvertures illustrées. 24pp ; 24ppOuvrages relié avec un pliage spécial japonais en accordéon/ Un des 200 exemplaires de luxe (non numéroté), imprimé en couleur sur papier chiffon japonais, Ho-sho, Couverture légèrement salie. L'éditeur de Tokyo est Kané-Mitsou Masao, l'imprimeur Shueisha, sous la direction de Yamamoto Yeijiro. L'admirable illustration à pleines pages est composée de 2 couvertures illustrées et de 28 estampes japonaises originales en couleur par Kano Tomonobou, Kadjita Hanko et Koubota Tosqui. Les pages de texte sont illustrées de dessins en noir au trait comme flottants dans les pages.

« L accueil si favorable qu à rencontré notre publication la première rencontre de ce genre qui ait été faite, les Fables choisies de La Fontaine illustrée à la Japonaise par un groupe d’Artistes de Tokyo, nous permet d’esperer que les Fables choisies de Florian seront également appréciées du Public. Nous avons été assez heureux pour pouvoir faire exécuter ce travail par deux des Artistes qui nous ont précédemment prêté leur concours : Messieurs Ka-no Tomo-nobou, un des représentants de l’école de Ka-no fondée par un de ses ancêtres et Kadji-ta Han-ko, un des coryphées de l’école réaliste de Yo-saï, ce maître fameux que l’Empereur actuel autorisa à se nommer Ni-hon gwa-shi c’est à dire Peintre lettré du Japon. Ces artistes dont le talent est très apprécié de leurs compatriotes ont bien voulu, avant de se mettre à l’œuvre, se pénétrer de l’esprit de ces fables, qui ont été traduites en Japonais pour la circonstance, sorte que ces illustrations représentent réellement des scènes de la vie au Japon aussi bien que si le fabuliste, au lieu d’être français, eut été Japonais. »

Frédol (Alfred) [Moquin-Tandon (Alfred)].

Le Monde de la Mer.

Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, 1865., VII, 632 p. Grand in-8, demi-chagrin rouge, à faux nerfs. Légèrement frotté.

Illustré de 21 planches imprimées en couleur selon le procédé de MM. Lebrun et Himely, qui semblerait être obtenu en partie par la chromolithographie. Brillant scientifique, Alfred Moquin-Tandon (1804-1863) se distingue de ses confrères par une appétence étrange pour les supercheries littéraires. Il fit paraître à Toulouse en 1836 une étude sur un manuscrit imaginaire dans une langue roman de son invention qu’il ne fit tirer qu’à 50 exemplaires numérotés avec un fac-similé du manuscrit prétendument original. L’illusion fut totale. Parfois classé dans la catégorie des fous littéraires, il s’agit d’un personnage avant tout atypique. Ce livre, qui est une supercherie scientifique, particulièrement axé sur les mollusques et sangsues, est illustré de fantastique images à l’ambiance oppressante.Singulier.

(Grosley Pierre -Jean)

Les Iniquités découvertes ou Recueil des Pieces, curieuses & rares qui ont paru lors du procès de Damiens

A Londres, 1760., 192 pp. Petit in-8, plein veau marbré, dos plat orné de fleurons, pièce de titre, tranches rougies, (1) (table). Mors faibles, ex-libris manuscrit daté de 1885.

"Ce recueil contient cinq pièces : les trois premières sont du célèbre Pierre-Jean GROSLEY. On lit à la fin du volume que la grand'chambre condamna au feu, sur la fin de mars, ces trois écrits, comme contenant des faits calomnieux, faux dans leur substance, etc., et composés dans le dessein criminel d'altérer la juste confiance due à la magistrature." (Barbier, II, 922).

Guilielmi Harvei ( HARVEY William)

Dct : & Prosess : Regii Exercitatio Anatomica De motu cordis & sanguinis. Cum Praesatione ZACHARIAE SYLVIIMedici Roterodamensis. Accessit Dissertatio de Corde Doct. Jacobi de Back, Urbis

Roterodami Medici Ordinarii1648 1648, 215pp, Comprenant la Dissertation de Harvey seule. Petit in 12 relié en plein maroquin rouge à grains longs, dos plat muet, tranches dorées, gardes dominotiers or et pourpre, bel exemplaire. Plaisant exemplaire en maroquin relié en ne comprenant que le texte de William Harvey (la page de titre annonce la dissertatio de corde de Jacob de Back qui ne se trouve pas dans cet exemplaire), complet de son frontispice et de ses deux célèbres planches.

Véritable tournant dans l’histoire de la médecine, la découverte de la circulation sanguine par William Harvey en 1628 a ouvert la voie à une nouvelle science, celle de la cardiologie. Cette quatrième édition, est particulièrement importante car destinée à divulguer auprès du plus grand nombre cette découverte majeure. Le format portatif Elzévirien convenant particulièrement à cette fonction. Important et rare dans cette condition.

Joubert (Laurent)

Seconde partie des erreurs populaires et propos vulgaires, touchant la Médecine & le régime de santé, réfuté ou expliqué par M. Laur. Joubert, Conseiher & Médecin ordinaire du Roy & du Roy de Navarre, premier docteur regeant,

A Paris, Pour Lucas Breyer, tenant la boutique au segond pillier de la grand’ salle du Palais, 1580., (27) ff, portrait gravé, 173 pp, (2) ff. In-8 en demi veau glacé bleu nuit daté en queue 1580

Un ouvrage de vulgarisation qui combat les préjugés et superstitions populaires liés à la science et à la médecine modernes. Le chap. XXII a par exemple pour titre : "Contre ceus qui iuget de la suffisance des medecins par le succes, qui et deu souuan à l'heur, plus qu'au sauoir". L'auteur liste également toute une série d' "erreurs populaires et propos vulgaires" qui ne manqueront pas d'amuser, citons notamment : "293. Pourquoy les fames s'anuyret mal aisemant, & les viehars facilemant.", ou encore "307. Et il vray, que la tristesse ampeche les fames de conceuoir ?"Le livre est écrit selon une très expérimentale (et curieuse) réforme de l'orthographe qui simplifie l'écriture.Cet exemplaire provient de la bibliothèque de Raspail, dont il porte le timbre humide sur la page de titre, ce qui est une rencontre signifiante compte-tenu des travaux de Raspail lui-même ; il publie notamment en 1845 son "Manuel de Santé à l'intention des milieux populaires".Un livre fort rare et fort curieux.

LA FONTAINE (Jean de)

Les Bambous ; Fables de la Fontaine

FORT-DE-FRANCE, Martinique, Librairie de Frédéric Thomas, Rue Saint-Denis, 1869 In 8 en demie basane miel, dos plat, pièce de titre bleue frappé or « Les bambous », quelques piqures intérieur. Imprimé à Nevers mais vendu au Fort-de-France en Martinique dans le Librairie de Frédéric Thomas.

Une intéressante transposition des fables de la fontaine en Créole, publié pour la première fois à la Martinique en 1846. Augmentée et réécrite sur les papiers laissés par l’auteur, Monsieur Marbot commissaire de la Marine.

LANGLOIS Pierre [exlibris Jacques LACAN.]

Discours des hiéroglyphes ægyptiens, emblèmes, devises et armoiries Avec plusieurs interprétations des songes et prodiges.

Paris, Abel l'Angelier, 1584, [Précieux exemplaire de Jacques LACAN. Un des traités les plus ancien sur les hiéroglyphes donnant l’interprétation des songes et significations de rêves énigmatiques.] (4ff) ; 1-19ff ; (2ff) ; 20-112ff 2 parties en un volume in-4 en couverture d’attente avec le titre manuscrit de la main de Lacan sur le plat supérieur.

Pierre Langlois de Belestat ami et admirateur de Ronsard s’intéresse aux hiéroglyphes égyptiens, « car les égyptiens désireux de sauvegarder les secrets des mystères mettaient à la porte de leur temple des Sphinx voulant dire que toute théologie contient une parole énigmatique des secrets de sapience. »La signification des hiéroglyphes peut s’appliquer aux devises et aux rêves : « Ne voit-on pas encore sur toutes les entrées des temples que nos bons pères ont représentés une grande verge que tient un grand Saint Christophe (…). Ce qui peut être hiéroglyphiquement interprété qui est que : si nous voulons retrouver la parfaite sapience (…) il nous convient diligemment étudier pour que nous surmontions les rivières, c’est-à-dire certains mouvements et voluptueuses affections de l’esprit et par cette grande verge – le grand bâton de Saint Christophe – nous entendons la science sans laquelle il ne faut pas passer outre. »Pierre Langlois était médecin, cet ouvrage est extrêmement rare.En 1957 Jacques Lacan, s’exprime sur le sens du langage :« Voyez les hiéroglyphes égyptiens : tant qu’on a cherché quel était le sens direct des vautours, des poulets, de bons hommes, debout, assis, l’écriture est demeurée indéchiffrable. C’est qu’à lui tout seul, le signe vautour ne veut rien dire, il ne trouve sa valeur signifiante que pris dans l’ensemble du système auquel il appartient (…). Le psychanalyste n’est pas un explorateur de continents inconnus ou de grands fonds, c’est un linguiste : il apprend à déchiffrer l’écriture qui est là, sous ses yeux, offerte au regard de tous. Mais qui demeure indéchiffrable tant qu’on ne connaît pas les lois, la clef. »Rare et important ouvrage sur le monde des rêves et la symbolique des signes (1583 !) ayant appartenu au maître incontesté de l’interprétation du sens, des mots et des signes.Provenance : Jacques Lacan

(Lanjuinais Joseph)

Supplément à l'espion anglois, ou Lettres intéressantes sur la retraite de M. Necker ; sur le sort de la France & de l'Angleterre ; & sur la détention de M. Linguet à la Bastille. Adressées à Mylord All'Eye. Par l'Auteur de l'Espion Anglois

A Londres, Chez John Adamson, 1781., 222 p. In-8, demi-basane, dos plat orné de fleurons. Ex-libris gravé. Large de marges. -

Pamphlet violemment anti-anglais reprenant le titre "L'Espion Anglois" d'un périodique alors très connu afin de faciliter sa diffusion. Peu commun.

LIPSE (Juste)

[ŒUVRES].

Anvers, Ex officina Plantiniana, 1604-1606., I : 223pp, (7ff) II : 77-[6]-1bl. pages. 6 ill. dont 5 à pleine page et 2 planches dépliantes. III : 136pp (3), (1bl). pages. 1 planche double et 14 gravures in texte, parfois 2 par page. IV : 96pp,... Quatre ouvrages réunis en un volume in 4 en plein vélin rigide à recouvrements agrémenté de lacets verts, dos au titre manuscrit à la plume.Certaines pages brunies inhérent au papier utilisé mais bel exemplaire dans une reliure ancienne.Le dernier traité De Cruce est une des plus curieuses traductions de Juste Lipse, il s’agit d’une étude sur toutes les manières d’appliquer le supplice de la croix dans l’ancienne Rome.L’ouvrage est illustré de 19 impressionnantes gravures sur cuivre : crucifixion collective accompagnée d’un bûcher, de bêtes féroces, empalé.Belle édition collective, la dernière publiée du vivant de Juste LIPSE, superbement illustré de gravures sur cuivre in et hors texte.

Lourdoueix

Folies du siècle, roman Philosophique

1818 Paris, chez Pillet, imprimeur-libraire, 1818, (3), 308 pp, (2). In-8 relié en demi basane vert bouteille, dos plat, orné de fleurons ; truffé d'une lettre autographe de l'auteur, frontispice dépliant.

Édition originale ornée de 7 gravures hors texte au trait de type caricatures anglaises fustigeant les folies révolutionnaires. A noter en frontispice la très curieuse estampe représentant la folie projetant sur un mur, à l'aide d'une lanterne magique, l'image d'une France tirée à hue à dia par un révolutionnaire et un royaliste.Lettre autographe truffée à en-tête du ministère de l'Intérieur "Je demande bien pardon à Monsieur Terenson de ne l'avoir pas plus tôt remercié des deux dits dithyrambes qu'il m'a envoyés et des dialogues très piquants qui s'y trouvaient".

LUC (Jacques-François de)

Observations sur les savans incrédules, et sur quelques-uns de leurs écrits. Contenant Un Examen des Ouvrages de Mrs Jean Jaques Rousseau, Voltaire, Diderot, Toussaint, Pernetti &c. Par M.**** ; de ***

1766, A Genève, 1766, Couverture rigide

425 pp., 1 (errata) In-8, pleine basane marbrée, dos orné de fleurons dorés, tranches rougies. Rousseurs uniformes. Charnière supérieure fendue, quelques frottements légers.(Reliure de l'époque).Seconde édition de cet ouvrage contenant de très curieuses réfutations du scepticisme de nombreux savants, ainsi qu'un examen des ouvrages de Rousseau, Voltaire, Diderot, Toussaint, Pernetti… La première édition avait vu le jour en 1762, avec le nom de l'auteur.

MALEBRANCHE (Nicolas)

Entretiens sur la Métaphysique et sur la Religion.

A Rotterdam, chez Reinier Leers, 1688., (2bl), (3) titre et table, 604 pp., (2bl). In-12, pleine basane, dos à 5 nerfs orné de fleurons, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées en rouge, reliure d'époque. Choc à la coiffe supérieure.

Édition originale distribuée en quatorze entretiens, que Malebranche augmentera en 1703 de deux dialogues nouveaux sur la mort. Dans ces entretiens, Malebranche reprend l’argumentaire de Descartes sur la distinction de l’âme et du corps, en l’augmentant d’une réflexion sur les idées, qui seules permettent de connaître le monde.

MEDVECZKI (Diourka) ; TOPOR (Roland)

MARGARET(titre provisoire)

Tapuscrit in 4 broché de 64 ff portant en page de titre « MARGARET (titre provisoire) / Scénario original de D. Medveczki et R. Topor » .

Scénario original inédit de premier jet d’un film de Diourka MEDVECZKI dont la réalisation prévue en 1970, fut abruptement abandonnée par le réalisateur qui décida de rompre tout lien avec la société. Étoile montante de la nouvelle vague Diourka Medveczki est un véritable météore qui ne produisit que trois œuvres durant sa courte carrière : « Paul » avec Bernadette Lafont, Jean-Pierre Léaud, Jean-Pierre Kalfon en 1969 ; « Marie et le curé » avec Bernadette Lafont et Jean Claude Castelli en 1968 et « Jeanne et la moto » Avec Isabelle Marcanton et Alain Fradisse en 1969. Les cahiers du cinéma reconnaissent alors « Un cinéaste dont on peut d’ores et déjà estimer qu’il est l’un des plus importants tournant en France », 1969. Il est vrai que l’œuvre a de quoi séduire, à mi chemin entre Pierre Buñuel et Jean Luc Godard son style est véritablement fascinant. Maniant un humour décalé, volontiers provocateur servi par une image aux plans audacieux et très construits. Compagnon de Bernadette de Lafont sa vie connaît un tournant au début des années 70, il divorce et traverse une crise existentielle qui l’amènera à choisir une vie d’ermite dans les Cévennes dans une maison en bois construite de ses mains et meublée de ses propres sculptures. Diourka est en effet sculpteur d’origine Hongroise qui connaît dans les années 60 une reconnaissance prometteuse, soutenu par Picasso à Valauris, il exprime une fougue et un talent que tous lui reconnaissent. C’est cet attrait pour les volumes qui l’amène au cinéma, il dit lors de son dernier entretien avoir voulu alors « faire un cinéma qui soit comme un bas-relief en mouvement ». « Margaret » désiré ardemment par la critique ne vit jamais le jour, ce film devait être l’aboutissement d’un cycle qui resta donc inachevé. Nous n’avons pas pu trouver de témoignage de la rencontre Topor-Diourka, mais à la lecture de cette très étrange histoire la réponse s’impose comme une évidence. La foisonnante imagination de Topor, son humour décalé rencontre avec Diourka une sorte d’alter-égo et nous ne pouvons que nous joindre à la cohorte des critiques se lamentant sur le fait que ce film énigmatique n’ai jamais vue de jour. En 2012, André S. Labarthe et Estelle Fredet ont rencontrés Diourka et ont réalisés un émouvant reportage « Diourka à prendre ou à laisser ». Est parut un coffret DVD regroupant ses trois films ainsi que le documentaire de André S.Labarthe et Estelle Fredet et le Documentaire « Bernadette Lafont exactement » 2007, que nous joignons à cet étonnant document. En quelques mots et sans déflorer la teneur du scénario voici un petit résumé de l’étrange histoire de « Margaret ». Sachez que le film se déroule dans une petite épicerie, qu’il y est question de vie étriquée, de séduction torride, de rats, et d’une petite fille qui dans ce monde désespérant apportera l’espoir d’une vie nouvelle. Diourka avait d’ailleurs imaginé ce rôle pour sa propre fille.

MUSSET (Alfred de); STAHL (P.J)

Voyage où il vous plaira

Paris, J.Hetzel 1843 168 ppin-4 en demi basane tabac dos à cinq nerfs, tranche de tête dorée. Reliure frottée, exemplaire très frais intérieurement. L'exemplaire est abondamment illustré des gravures étranges de Tony Johannot.

Le chef d'oeuvre de la littérature fantastique du XIXème siècle servit par les fantastiques illustrations (gravure sur bois Tony Johannot).

PHILOSTRATE

Les images ou Tableaux de Platte Peinture Des Deux Philostrates Sophistes Grecs et les Statues de Callustrate Mis en François par Blaise de Vigenere Bourbonnois enrichis d'Arguments et Annotations. Revus et corrigez sur l'original par un doce personnage de ce temps en langue grecque et representez en taille douce en cette nouvelle édition, Avec les Filigrammes avec chacun diceux part Arthus Thomas sieur d’Embry.

A PARIS chez la veuve d'Abel L'Angelier et veuve de Mathieu Guillemot, (1614) corrigé à la plume 1615. Page de titre gravée, préface 8ff, 921 pp, 1 bl ; Tables 23 ff. Titre-frontispice et 68 planches gravées sur cuivre. Bandeaux et culs-de-lampe gravés sur bois et sur cuivre. 2 vignettes gravées sur cuivre.Ouvrage relié un fort volume in-folio en plein veau brun de l’époque, plats ornés d’un triple filet doré, dos à six nerfs, pièce de titre, doré sur tranches. Exemplaire aux marges exceptionnellement larges, réglées sur papier fin et doré sur tranches, portant sur la page de titre l’ex-libris manuscrit « Des livres de Claude Expilly 1619, du don de Madame L’Angelier » , augmenté d’un portrait gravé par Thomas de Leu, daté de 1596. Première reliure portant des traces d’usure. Quelques feuillets roussis. HOFER (Baroque Book Illustration) n°23.Jean-Marc Chatelain « livres d’emblèmes et de devises une anthologie » Klincksiek, n°66.

"Les tableaux de Platte Peinture" de Philostrate comptent parmi les livres baroques les plus spectaculaires du XVIIe siècle. Chaque sujet étant illustré d'une gravure sur cuivre à pleine page légendée d'une poésie. L'argument consistant en la description et au commentaire de l'image. Cette antiquitée, rêvée ainsi restituée sous forme de galerie de tableaux est mise en mot par Blaise de Vigenere, disputant ainsi la qualité de la langue à l'exubérance du trait de la gravure.Blaise de Vigenere avu publié chez Nicolas Chesneau sa traduction des images de Philostrate Lemnien en deux volumes non illustré.Le projet entrepris par Abel L'Angelier et terminé par sa veuve est extrêmement ambitieux, il s’agit d’illustrer par l’image les figures de rhétorique de Philostrate. Par ce stratagème, l’image rentre en concurrence avec le texte et s’inscrit dans une dynamique baroque qui fera de ce livre le référent d’une génération de publications sur l’ensemble du XVIIe siècle. Une dizaine d’années aura été nécessaire à la mise en place du projet. Le peintre dessinateur Antoine Caron fournit une large part des tableaux imaginaires gravés par L. Gaultier et Th. de Leu. D’autres artistes travaillants dans l’esprit de Caron furent gravés par Jaspar, Isaac et possiblement deux graveurs inconnus.L’esthétique des gravures reprend les grands principes de l’art baroque, c’est-à-dire le mouvement, le tournoiement, l’emphase, et l’usage d’images choc. Cette imagerie issue de la contreréforme s’oppose au dénuement voulu par les tenants de la religion réformée. Cet ouvrage eut ainsi un retentissement considérable et fut abondamment copié tant en emblematas qu’en art décoratif.Précieux exemplaire aux marges exceptionnelles, réglées sur papier fin et doré sur tranches, portant sur la page de titre l’ex-libris manuscrit « Des livres de Claude Expilly 1619, du don de Madame L’Angelier » , augmenté d’un portrait gravé par Thomas de Leu, daté de 1596 que Claude d’Expilly utilisa comme ex-libris dans les ouvrages de sa bibliothèque.Claude Expilly 1561-1636, avocat général au parlement de Grenoble et président du parlement du Dauphiné avait publié en 1596 chez Abel l’Angelier un recueil de poèmes dédié à Gabrielle d’Estrées illustré du portrait gravé par T. de Leu qui avait également réalisé les bandeaux et culs de lampes. La proximité du poète de cours Claude Expilly avec la maison Abel l’Angelier expliquant ainsi le don de ce magnifique ouvrage portant son ex-libris.Seconde émission d'un des principaux livres représentant l'École de Fontainebleau (la date au titre 1614 a été modifiée en 1615, mais l'achevé d'imprimer est toujours du 2 janvier 1614). Cette galerie de tableaux imaginaires donna prétexte au peintre Antoine Caron de composer une impressionnante série d'images baroques. Plusieurs fois rééditées (1617, 1619, 1630, 1637) ses planches ont servi de modèles à de nombreux artistes. Elles sont gravées par Jaspar Isaac, Léon Gaultier, Thomas de Leu et d'autres restés anonymes. Ex-libris manuscrit sur la page de titre : ''Des livres de Claude Expilly 1619. du don de Madame L'Angelier.'' Portrait gravé par Thomas de Leu que Claude Expillly utilisa souvent comme ex-libris. Claude Expilly (1561-1636) avocat général au Parlement de Grenoble (1604) et Président du Parlement du Dauphiné (1616) avait publié en 1596 chez Abel L'Angelier un recueil de poèmes dédié à Gabrielle d'Estrées.

Quinte-Curce.

De la vie et des actions d'Alexandre Le Grand. De la traduction de M. de Vaugelas.

A Paris, Chez Louys Billaine, 1681., (10), 626 pp. In-12, plein vélin de l'époque, pièce de titre.

Frontispice gravé représentant Alexandre le Grand (2 pliures). Excellente traduction. Mention manuscrite ancienne : "Ce livre appartien à Monsieur Aobert aubergiste celui qui le trouvera et qui le rendra pas le Diable l'emportera".

ROCQUES (Joseph)

Histoire des champignons comestibles et vénéneux

Paris, Victor Masson, 1841 Grand in 4 de 2ff., 24 planches ; reliure de l’époque demi-chagrin vert, dos à nerfs orné de filets dorés. Accompagné du volume de texte in-8 de 482pp en demi-chagrin vert.

L'un des plus beaux livres sur les champignons dont les planches gravées en couleurs sont terminé à l'aquarelle.Dans cet ouvrage spectaculaire tant par la beauté des coloris que par la qualité d'impression Joseph Roques, docteur en médecine, traite des champignons du point de vue scientifique et culinaire. En ce qui concerne les champignon vénéneux il donne une longue et minutieuse description des symptômes accompagnant les intoxications : vomissements, hallucinations ect. Malgré quelques défauts un livre magnifique aux coloris éclatants.

ROGER (Abraham ) (1609-1649)

La porte ouverte pour parvenir à la connoissance du PAGANISME caché.

A Amsterdam, chez Jean Schipper, 1670, Faux titre avec une belle gravure sur cuivre, titre, (6), 371 pp, tables. In quarto plein veau, dos à cinq nerfs orné de fleurons, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetés.Un livre rare et important à plusieurs titres, le pasteur néerlandais Roger (1609-1649), fut l'un des premier européen à s'intéresser non seulement aux moeurs et coutumes des indiens de de la région de Pulicat. Ce regard que l'on pourrait qualifier d'ethnologique détonne à une époque où la certitude et la prééminence de la religion chrétienne interdit toute analyse des cultures exotiques. Les gravures qui illustrent cet ouvrage sont à ce titre intéressantes et spectaculaires.

Saint Agobart

De la Grèle et du Tonerre

1841 Lyon imprimerie du moulin, 1841 Second tirage, In 8 de 55pp, couverture et dos conservés ; en demi maroquin rouge à larges grains à coins souligné de filets d’or, dos décoré en à froid dans les caissons et au petit fer en tête et en queue, titre frappé. Ex-libris de la bibliothèque Gruaz.

Saint Agobard évêque de Lyon a vécu de 1779 à 1840, ce texte sur la grêle et le tonnerre ne fut publié sous forme de livre qu’en 1841. Dans ce singulier traité Saint Agobart combat les superstitions et la croyance selon laquelle il existerait un type de sorciers particulier «le tempestaire» spécialisé dans le déchaînement des orages et de la grêle. Il démontre que ces phénomènes météorologique sont naturels et relèvent de la perfection divine. Pour appuyer son propos il cite l’exemple d’un déchaînement de violences à l’occasion de la mort de plusieurs bœufs dans les campagnes. Les responsables accusés d’avoir repandu une poudre empoisonnée furent torturés et tués. Agobart démontre l’absurdité de ce massacre « Comment une poudre pourrait elle tuer les bœufs et laisser les autres animaux indemnes ? Comment quelques pauvres bougres auraient ils pu répandre les tonnes de poudre dans les champs alors qu’ils n’avaient pas même à disposition une simple charrette?»Texte rare et curieux très joliment relié.

Saint-Hyacinthe (Thémiseul de).

Le Chef d'oeuvre d'un inconu. Poëme, heureusement découvert & mises au jour avec des Remarques savantes & recherchées. Par M. le Docteur Chrisostome Matanasius. On trouvera dans ce Volume ue Lettre à Monseigneur le Duc D.

A La Haye, Aux dépens de la Compagnie, 1714., (23), 195 p., 48 p. en pagination séparée, (9). In-8, pleine basane brune, dos à 5 nerfs orné de fleurons, pièce de titre. Coiffe supérieure manquante, épidermures, mors faibles.

Édition originale de cette hilarante charge contre le pédantisme. En effet la navrante platitude du chef d'oeuvre inconnu commençant par "l'autre jour Colin malade dedans son lit" terminant par "Car si mon papa vous entend morte je suis", se compose de cinq strophes, ce qui permet au Docteur Matanasius de gloser pendant plus de deux cent pages convoquant à la rescousse Homère, Platon, les tragiques grecs et les saintes écritures. La très ample table des noms cités contient la liste "des noms propres, soit des dieux, soit des hommes, &c. " sur six pages citons : Andromaque, Aristote, Boileau, Cicéron, Corneille, François Ier, La Fontaine, Henry IV, Jupiter, Neptune, Pirrot, Pénélope, Sénèque, le soleil, Xisuthrust ", etc. La seconde partie de l'ouvrage est une audacieuse comparaison entre l'oeuvre d'Homère et la très lassante Pucelle de Chapelain que bien sur l'auteur hisse à niveau de l'Iliade et l'Odyssée. -- Une Dissertation sur Homère & sur Chapelain. A Monsieur ,... Par Monsieur ..... --"Vous me demandez monsieur si l'on peut mettre quelques modernes en parallèle avec Homère, je répond qu'on peut mettre en parallèle avec Homère Chapelain non e qualité de Moderne mais en qualité de futur Ancien (...). ( Les erratas à eux seuls méritent dêtre cités, "P. 40 ligne 6. d'ouvrebbe lisez douvrebbé")Amusante supercherie littéraire.

TRÉSOR DES ALMANACHS (Le).

Étrennes nationales curieuses, nécessaires et instructives pour l’année 1786.

Paris, Cailleau, In-24, dos de chevreau blanc, plats de maroquin vert découpés de trois médaillons contenant des gouaches sous mica et de quatre écoinçons de papier métallique, également sous mica, filets et roulettes d’encadrement dorés, coquilles aux angles, contreplats de papier d’Augsbourg à motif de fleurs, tranches dorées (Reliure de l’époque). Quelques légers défauts sur le plat supérieur. Manque de mica dans deux médaillons, la reliure, comme dans tous ces petites Étrennes, est fixée au dos du volume à l’aide de deux rivets amovibles. L’exemplaire a été relié tête bèche à l’époque (Grand-Carteret, 617)Intéressante reliure en maroquin découpé orné de gouaches.

Charmant et rare almanach, orné de gouaches sous mica distribué par Cailleau, libraire rue Galande s’était spécialisé dans l’impression et la vente d’almanachs précieux et de nouveautés de toutes sortes. Le présent Almanach dont le titre entier est « Le trésor des Almanachs, Étrennes nationales curieuses, nécessaires et instructives pour l’année 1786, Louis XVI régnant ; est orné d’un frontispice allégorique gravé, légendé « Lucine présente à la France, monseigneur le Duc de Normandie, né à Versailles le 27 mars 1785 »Le calendrier, est agrémenté d’une charmante gravure sur bois en médaillons narrant les faits marquants de l’année. Le 4 janvier 1785, le passage du sieur Blanchard d’Angleterre en France : Blanchard effectuant cette traversé historique en montgolfière au péril de sa vie, dans une ascension qui durant deux heures et s’achevât après de multiples péripéties dans une petit bois près de la cote anglaise. Les autres illustrations d’une délicieuse naïveté représentent « le défilé du Bœuf Gras, la mie carême, la Foire aux jambons sur le parvis de Notre-Dame, le Marché aux marrons et aux saucissons du Palais-Royal, l’arbre de mai, le feu de la Saint Jean, les bains, la fête de Saint Cloud, les vendanges, les Parades et petits spectacles sur les boulevards, les traineaux sur la glaceTrès rare.

WALLIN (Georgio)

Historia Josephi Fabri Lignarii: Liber Apocryphus Ex Codice Manuscripto Regiae Bibliothecae Parisiensis Nunc Primum Arabice Editus, NEC Non Versione Latina Et Notis Illustratus a Georgio Wallin, sveco

Lipsiae (Leipzig), 1722, (8), 110 pp, (1) Petit in-folio, demi-veau blanc, plats de veau marbré.

Très rare édition imprimée en langue arabe (caractères arabes) alternée de glauses en latin Georges Wallin.Très étrange travail sur un manuscrit apocryphe écrit en langue arabe sur l'histoire de la vie de Joseph. Ce manuscrit, détenu par la bibliothèque royale, a été publié an caractères arabes, et traduit et commenté en latin, par les soins de l'érudit Georgio Wallin. Cet énigmatique manuscrit pourrait être l'oeuvre de sectataires vouant un culte particulier à Joseph père de Jésus-Christ. Divisé en 32 chapitres, abondamment commenté en notes de bas de page, le texte est comparé à diverses sources hébraïques, latines, grecques, etc.Surprenant et rare.