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La véritable « Traviata  » – Les factures de la Dame aux camélias pour les amis du Docteur Lucien Graux

La véritable « Traviata  » – Les factures de la Dame aux camélias pour les amis du Docteur Lucien Graux

40000,00

Paris, Lucien Graux, 1934

Exemplaire unique imprimé sur Japon nacré, large de marges, accompagné des 392 factures originales acquittées par Marie Duplessis, collectés par le Docteur Lucien Graux. 

Les factures qui composent l’ouvrage sont montées sur japon et classées par thème : Coiffeur, parfumeur, mercerie, modes et parures, robes, blanchisserie, bijouterie et fleuriste, où apparaissent les fameuses factures de camélias blancs. Cet ensemble est relié en un fort volume In quarto, en plein maroquin bleu nuit à grains longs, dos a 4 nerfs, doublé d’un maroquin gris, doré sur tranches (Rene Aussourd).

Cet exemplaire est la plus importante réunion de documents concernant Marie Duplessis actuellement en mains privées.

Description

Le docteur Lucien Graux , fameux bibliophile dont la bibliothèque se composait de plus de 10 000 ouvrages croyait aux fantômes , il a d’ailleurs écrit plusieurs ouvrages à ce sujet.. Le docteur Lucien Graux est mort à Dachau se mêlant à la fumée et aux cendres de milliers de disparus anonymes. Venant de cette extraordinaire bibliothèque voyez apparaître, au travers de 392 documents originaux, la silhouette gracieuse et énigmatique de Marie Duplessis plus connue sous les noms immortels de « la dame aux camélias » ou de « la Traviata » .

 

Marie Duplessis, de son véritable nom Alphonsine Duplessis, ne vécut véritablement au monde que cinq ou six années d’une vie éclatante et scandaleuse.

 

Elle était grande, très brune et fort pale, ses yeux étaient immenses. Elle se déplaçait avec une grâce exquise, était cultivée, charmante et spirituelle. Franz Liszt, Alexandre Dumas fils succombèrent ainsi que bien d’autres à ses charmes

 

Cependant, ni le nombre de ses amants, ni les fêtes, ni la musique et les bals, ne parvinrent à freiner l’avancée du mal qui la rongeait, elle mourut de tuberculose à 23 ans …Cette vie était un choix, elle répondait ainsi au docteur qui l’exhortait à se soigner – « Monsieur, si je me soigne, je meurs… »

Marie Duplessis portait en permanence un beau Camélia sur son Corsage, mais aussi des diamants, et des rubis; des robes merveilleuses. Elle se déplaçait dans un somptueux équipage, avait un cabriolet à son chiffre. Elle vivait entourée des plus beaux meubles et objets de son temps, chez elle le champagne coulait à flots et tout Paris la désirait. Les dettes cependant s’accumulaient .Fuyant les huissiers, qu’elle payait parfois, elle poursuivait cette fuite par de nouveaux achats, de nouvelles dettes, et bien sur de nouveaux amants … ruinée et harcelée par ses débiteurs elle meurt abandonnée de tous : lors de ses obsèques seuls deux hommes suivront son convoi funéraire.

 

D’elle rien ne subsiste, ni mémoires ni journal intime.
Ses biens furent dispersés aux enchères quelques jours seulement après sa mort.

C’est ici qu’intervient le docteur Lucien Graux ; au travers de ces centaines de factures, patiemment acquises, soigneusement et luxueusement montées sur japon nacré renaît la belle Marie Duplessis.

 

De 1840 à 1847 nous la voyons ainsi au fil de ses achats , « flamber » dans les commerces du quartier de la madeleine, Toilettes , chapeaux et fourrures, parfums, tout est la Champagne, sellerie de choix, broderies, indiennes, cachemires coiffeurs, lait d’ânesse .
Sur des dizaines de pages, la présence de Marie Duplessis, se dessine et puis, au détour de l’une d’entre elle :

« Rue de la paix n°14 Raconot Fleuriste « Vendu à Madame une couronne de 6 caméllias blanc et un bouquet de 3 caméllias 14 francs »

 

Le docteur Lucien Graux était spirite, au travers de ces factures c’est l’esprit de Marie Duplessis qu’il invoque, celui-ci finit par lui apparaître :
« C’est bien vous Marie?  » La dame aux Camélias – car c’était elle – se monta sensible à ce procédé, où elle reconnaissait qu’il n’entrait aucun effroi. Elle-même, aussitôt familière, posa sur mon épaule une main légère et qui s’en détacha presque dans le même moment pour frôler mon oreille, la dépasser. « 
Le Docteur Lucien Graux et Marie entament un dialogue, il lui montre alors un petit billet bleu (celui qui est relié en début de volume):
« _Montrez-moi autre chose. Je tendais un feuillet de papier bleu.
_Cela, qui touche au théâtre de Vaudeville. Elle prenait la lettre, la reconnaissait.
_ Une lettre de moi, pour avoir une loge. J’en demandais, vous savez et ce n’était pas toujours pour moi. Et puis j’aimais le théâtre, et le mouvement, et la vie… « 

 

Détail des factures contenues dans l’exemplaire : 77p (;;;ff) Maison Doree (11); écurie, harnachement, carrossiers (20); fleuriste (3); notes d’hôtel en voyage (1); pharmaciens, médecins (25); lait d’ânesse (6); blanchisseuse, couturiers (20); toilette, mode, vêtements, fourrure (57); bottier, gantier (11); coiffeur, parfumerie (15); bijoutiers, joailliers (14); verrerie, porcelaine (12); bibliophilie papeterie (4); musique (1) entrepreneurs divers (11); domestiques (6); alimentation (39); marchands de bois, charbons (10); reçus, factures diverses (16); factures de ménage (8); factures (71); affaire Courtois-Pierret (3); succession de Marie Duplessis (6); héritiers (2).

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