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IMPRESSIONS BRETONNES _Nantes _ 1698 _ Jacques Maréschal, un imprimeur truqueur, maître de vertu

IMPRESSIONS BRETONNES _Nantes _ 1698 _ Jacques Maréschal, un imprimeur truqueur, maître de vertu

300,00

La vie des fondateurs des maisons de retraite, Monsieur de Kerlivio, le pere Vincent Huby de la compagnie de Jesus ; et mademoiselle Francheville.

A Nantes chez Jacques Marechal, 1698.

(page de titre), (5ff), 398pp, (tables : 8ff)

In12 plein veau glacé, dos à cinq nerfs ornés, pièce de titre, tranches mouchetés, intérieur frais. Ancienne restauration sur les mors supérieurs et inférieurs.

Jacques Maréschal était issu d’une grande dynastie d’imprimeurs nantais (de 1651 avec Michel Mareschal, à 1735 avec Pierre Mareschal). Après son apprentissage à l’Imprimerie Royale du Louvres, il s’installa à Nantes en 1688. La même année, il fut nommé imprimeur du Roi. C’est seulement en 1692, qu’il établit une très importante officine d’imprimerie. En 1696, il fut nommé syndic de la Communauté Nantaise. Il défendait avec âpreté ses privilèges d’imprimeur du roi et se montrait très soucieux de la morale publique et des graves dangers engendrés par la diffusion des livres défendus.

Ce déploiement de zèle détournait l’attention de ses propres presses. Il dénonçait de mauvais livres qu’il avait lui-même placé dans les caisses adressées à ses confrères et avait inventé un système ingénieux qui consistait à ouvrir et visiter les ballots de librairie hors de la présence des intéressés. Cette machination fut mise au jour et Jacques Mareschal fut destitué de ses fonctions et fut contraint de démissionner de sa charge d’imprimeur du roi en 1721, en faveur de son fils Pierre.

Après une Préface adressée à François d’Argouges, dans laquelle l’auteur évoque la nécessité de proposer « des excellents modèles de vertus », plusieurs textes narrent l’histoire du Père Huby ou de Monsieur de Kerlivio.

Description

________  IMPRESSIONS BRETONNES _________

L’histoire de l’impression en Bretagne se confond souvent avec celle de l’évangélisation de la province au XVIIe siècle.
« Les missions » Jésuites sont alors chargées de combattre le paganisme caché et les superstitions ancestrales de la Bretagne, afin de remettre la population dans le droit chemin.
Les pères Cupifs, Le Noblez et surtout Maunoir utilisent alors le gout des bretons pour le merveilleux, les chants et cantiques, et les processions.
Les vies des saints se teintent d’un merveilleux hérité des traditions orales ou des cycles Arthuréins. Les cantiques en breton et en français reprennent d’anciennes mélodies traditionnelles et les pardons s’émaillent de miracles aussi nombreux que spectaculaires.
Un, deux, ou parfois trois libraires seulement, exercent leur art dans les métropoles bretonnes, les tirages forcément restreints n’excèdent que rarement les 500 exemplaires.
Chacune de ces éditions sont d’une grande rareté.
Saint Malo ne connaît ses premières presses qu’en 1602, Brest en 1681, et Lorient en 1728…

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