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Carré de Montgeron (Louis-Basille) (1686-1754) – La vérité des miracles opérés à l’intercession de M. de Paris et autre appellants, démontrée contre M. l’archevêque de Sens.

Carré de Montgeron (Louis-Basille) (1686-1754) – La vérité des miracles opérés à l’intercession de M. de Paris et autre appellants, démontrée contre M. l’archevêque de Sens.

850,00

(sl) 1737. 

(2) – XXII – 5 – 36 64 – 38 – 84 – 46 – 56 – 34 – 84 – 65 – 63 – 34 – 45 – 24 – 40 – 18 – 12 – 33 – 20 (4) – IV – (2) – 72 

Un volume In-4 en plein veau, dos à 5 nerfs orné de fleurons, pièce de titre en maroquin rouge, roulette intérieure, tranches mouchetées. Léger manque sur la coiffe supérieur. Illustré de vingt gravures sur cuivres pleines pages dont une double, tout aussi surprenantes que virtuoses.
Nées sous la plume du peintre Restout, elles représentent les guérisons miraculeuses des convulsionnaires et sont disposés en vis-à-vis, l’une représentant les affections du malade, et l’autre ses guérisons. Afin de renforcer l’idée fantastique, Restout à eu l’idée de disposer les organes miraculés en ornement de ses compositions, de façon parfois très déroutante. Comme la Demoiselle Coirin atteinte d’une paralysie de la jambe et d’un cancer du sein représentée allongée dans son lit avec au mur dans la pénombre un tableau représentant un sein et une jambe.

Le carré de Montgeron est le plus ardent défenseur des convulsionnaires qui se livraient à leurs extases sur la tombe de Diacre Pâris au cimetière de Saint-Médard. Persuadé de la réalité des miracles et de la vérité des oracles, il devient le principal avocat des  » miraculés « 
Durant quatre ans, accompagnés du peindre Jean Restout il dresse des portraits des miraculés qu’il fait graver à ses frais.
Obéissant aux prédictions d’une convulsionnaire il décide alors en 1737 de remettre en mains propres au roi ce témoignage qu’il juge crucial.
Arrêté sur l’ordre du cardinal de Fleury, Carré de Montgeron est incarcéré par lettre de cachet.
De prisons en prisons, il mourra interné en 1754.

L’intégralité de la première édition de son ouvrage fut brûlée dans les fossés de la bastille, soit 5 000 volumes détruits, mais Carré de Montgeron avait prévu cette réaction et ordonné l’impression d’une seconde édition à la date de l’original imprimée en hollande. On reconnaît la véritable originale, ce qui est le cas dans cet exemplaire à ce qu’elle pore sur le titre la mention  » Tome premier ».

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