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CELINE (Louis-Ferdinand) – Casse-Pipe : Edition originale AUGMENTEE DE TROIS FEUILLETS AUTOGRAPHES de l’auteur

CELINE (Louis-Ferdinand) – Casse-Pipe : Edition originale AUGMENTEE DE TROIS FEUILLETS AUTOGRAPHES de l’auteur

18000,00

Description

CELINE (Louis-Ferdinand) Casse-Pipe : Edition originale AUGMENTEE DE TROIS FEUILLETS AUTOGRAPHES de l’auteur
Paris, Frédéric Chambriand, 1949
In-12 broché

ÉDITION ORIGINALE, un des 15 exemplaires numérotés de I à XV (premier grand papier) réservés aux amis de l’auteur, sur vélin de rives, d’un tirage total à 165 exemplaires : de I à XV sur vélin de rives, de 1 à 50 sur vélin BFK, de 51 à 150 sur vélin Renages. Cet exemplaire porte le n° IV. Cet exemplaire est augmenté de TROIS FEUILLETS AUTOGRAPHES DE L’AUTEUR, correspondant aux pages 36, 38-39, et 149-150 de l’édition originale, et de DEUX FEUILLETS TAPUSCRITS abondamment corrigés de la main de L.-F. Céline – ajouts et suppressions autographes de Céline – correspondant aux pages 69 à 71 et 78 à 81 de l’édition originale. Ces cinq feuillets ont servi à l’établissement de l’édition originale. Aucun autre feuillet manuscrit de Casse-Pipe n’est apparu dans le commerce (cf. Céline, Romans III, éd. de la Pléiade, Notice de Casse-Pipe). Et l’on ne connaît que quelques tapuscrits, qui sont publiés avec la correspondance Canavaggia. Casse-Pipe est un roman inachevé, entrepris par Céline dès 1935 immédiatement après la publication de Mort à Crédit. Un manuscrit définitif aurait, d’après les dires mêmes de Céline, été détruit en 1944, lors de l’occupation de son appartement : « c’est le définitif manuscrit qui a été bouzillé » (Lettre à Frédéric Chambriand, son éditeur). L’édition de 1949 fut donc établie sur la base des fragments subsistants, avec l’approbation de Céline lui-même. Les interventions sur les manuscrits et tapuscrits qui accompagnent cette précieuse édition renseignent sur la minutie avec laquelle l’auteur revisitait ses textes, jusqu’à obtenir l’exacte traduction de sa pensée. Le style et la ponctuation sont pensés jusque dans les moindres détails, indiquant un perfectionnisme ici particulièrement visible. On ne peut qu’être saisi par la force évocatrice des images céliniennes contenues dans ces manuscrits : « L’écho s’enlevait jusqu’aux arbres… par-dessus les bâtiments… jusqu’aux ombres, aux énormes décors qu’étaient dressés au-dessus de tout… en avant du ciel… là tout noirs, bruissants, tout gonflés, monstres à chuchoter formidable… c’est les peurs qui viennent des feuilles… de la nuit qui bouge… ».


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